Fermer
L'actualité des arts vivants: théâtre, danse, musique, arts plastiques...
Lors de la publication du dernier billet de ce blog, nous n’avions pu assister à la création à la création de Genus, commande de l’Opéra de Paris au chorégraphe britannique Wayne McGregor pour cause de mouvement asocial (notez ici, chers lecteurs, que le « a » privatif n’est nullement une faute de frappe) de certains membres du personnel technique. C’est donc le soir du 1er novembre que nous avons pu découvrir cette pièce consacrée à la théorie de l’évolution.
Le traitement de cette thématique, disons le tout net, se révèle dans les faits assez mystérieuse…jusqu’à l’apparition à dix minutes de la fin de projections vidéos représentatives de l’évolution de divers espèces. A ce moment, et avec un regard rétrospectif, l’ensemble du ballet semble prendre corps et faire sens. De l’évolution, Wayne Mcgregor semble avoir une vision relativement pessimiste…comme si venait se plaquer sans cesse sur les corps blafards, la lumière glacée et la scénographie austère la question du réel devenir de l’homme, sans aucun doute destiné à disparaître de la même manière que les espèces dont il a causé la perte. Ce n’est donc pas un discours léger qui nous est adressé. Mais la beauté et l’espoir y gardent une place, qui même réduite, aura pour effet de marquer profondément.
Genus, chorégraphie de Wayne Mcgregor, au Palais Garnier, 1 Place de l’Opéra Paris 1er jusqu'au 10 novembre 2007
Publié le 04/11/2007 à 17h54 dans Théâtre/Danse