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Emmanuel Gat fait partie de ces jeunes chorégraphes dont nous n’avions pas encore rencontré le travail et dont nous ne savions rien. Nul préjugé ne pouvait donc venir altéré la perception des trois pièces qui nous était présentées dans le cadre du Festival d’Automne à la Maison des arts de Créteil. Venu sur le tard à la danse, cet « ancien surfeur et sportif de haut niveau », a-t-on cru bon de nous préciser sur le programme du spectacle, est désormais installé en résidence dans le sud de la France.
Plus que liée par un réel dénominateur commun, la soirée qui nous est présentée semble avoir été conçue comme un catalogue destiné à mettre en évidence les capacités d’Emmanuel Gat à transposer sa démarche dans différents types de configuration : le solo, le duo, et la chorégraphie chorale avec une pièce pour 8 danseurs. Chacune des pièces confirmera cette impression première en démontrant certes de grandes capacités techniques de la part du chorégraphe et des danseurs mais dans une danse bavarde, parfois maniérée, manquant fondamentalement d’une cause, quelle qu’elle soit, à défendre. Au final nous ne sommes pas si loin de ces fastidieuses présentations de l’école de danse pratiquées dans les opéras à travers le monde.
A l’issue du spectacle, la lecture de nombreux articles élogieux semble nous conforter dans l’idée que le chorégraphe est capable de beaucoup mieux. Il nous faudra attendre un prochain passage de sa compagnie dans la capitale pour en juger.
Publié le 27/10/2007 à 11h41 dans Théâtre/Danse