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Les banderoles annonçant Swiss Swiss Democracy dans la rue des francs bourgeois ne laissent planer aucun doute, Thomas Hirschhorn nest pas en résidence au Centre Culturel Suisse, il occupe les locaux comme le feraient des ouvriers en grève dans leur usine. La grève il en est quelque part question dans lattitude de cet artiste qui refuse dexposer en Autriche depuis lapparition de Jorg Haider sur la scène politique viennoise, et en Suisse depuis l élection du populiste Christophe Blocher.
Hirschhorn a ainsi totalement remodelé lintérieur du Centre Culturel Suisse. Tapissées de carton, de chatterton, de graffitis et darticles de presse, les différentes pièces de lexposition sapparentent plus à une installation quà la présentation de différentes uvres. Le petit train de montagne, cliché de limagerie suisse que lartiste veut anéantir, sert de fil conducteur à la visite qui passe par des salles vidéos, une bibliothèque, une salle de conférence et un théâtre (ou se joue chaque soir une adaptation de Guillaume Tell). Malheureusement, la démarche artistique semble manquer de contenu et le travail de Thomas Hirschhorn peine à retranscrire la complexité du propos des auteurs dont il se réclame ; auteurs dont vous pourrez consulter certains ouvrages à la bibliothèque (John Locke, Henry-David Thoreau, Aristote ). Cest dailleurs le seul coté agréable de Swiss Swiss Democracy. Il est possible de sasseoir sur lun des nombreux fauteuils recouverts de chatterton afin de passer un moment à discuter ou à lire La Désobéissance Civile.
Reste malgré tout une idée, la publication quotidienne dun journal. Prolongation de lexposition, on regrette que celui-ci ne tienne que des propos aussi banales et communs que les slogans peints en rouges sur les murs du centre.
On pourra se dispenser d'y aller sauf si l'on cherche un endroit bien chauffé par une froide journée d'hiver.
Swiss Swiss Democracy au Centre Culturel Suisse, 38 rue des Francs Bourgeois (Paris 3eme) jusqu'au 30 janvier 2005.
De la qualité esthétique des mouvements sociaux...j'ai trouvé au contraire que les banderoles correspondaient bien à la démarche annoncée par Hirschhorn.
Dans la réalité de l'exposition je dirais qu'il y'a une distance voir un mépris vis à vis de la classe ouvrière dont il semble s'inspirer.
Là, je tiens à rajouter mon grain de sel! J'y étais! En réalité, j'ai apperçu cette fameuse banderole dans la rue des francs bourgeois et n'ai pas oser rentrer...
Puis, on en a parlé avec Xav et nous y sommes allés. Effectivement, à par un rejet de la part de l'auteur de la demaocratie suisse actuelle...ma foi, il n'y a pas grand choses d'interessant. Excepté bien sûr si vous n'avez jamais vu une expo faite de carton pate et de chaterton agrementé de quelque slogan ravagueur écrit au feutre rouge sang!
Certains de ces slogans méritent le détour car ils disent tout ahut ce que certains pensent tout bas.
Mais il manque peut être de fond ds l'analyse. Les articles de journaux sont bien présent pour démontrer le propos, mais quid du propos exact de l'auteur.
Un bémol: les nombreux article en allemand, qui pour moi, sont restés opaques.