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Il fallait faire un tour dans le hall du Théâtre de la Ville en cette période d’ouverture des abonnements 2006/2007 pour y croire. Chaque année, le système de réservation stalinien voulu par Gérard Violette nous offre le même spectacle, réminiscence des pires heures du rationnement. Les politiques d’abonnement et de réservation du lieu en disent long sur ses ambitions en terme d’élargissement des publics et de démocratisation culturelle. Tant pis, le même public continuera à aller voir les spectacles des mêmes chorégraphes labellisés Théâtre de la Ville et, de ce fait, invisible ailleurs. Et comme cette vieille maison n’est pas réfractaire au progrès, il sera désormais possible de réserver en ligne.
Bonjour JD,
Merci pour votre commentaire. Si le système de réservation du Théâtre de la Ville me semble si critiquable, c’est pour beaucoup des raisons que vous évoquez, mais également pour d’autres :
-le recours intensif à une politique d’abonnement (certains spectacles sont déjà vendus entièrement avant même l’ouverture de la saison aux abonnés) ne favorise en rien la venu de publics nouveaux au sein du théâtre
-de plus, le Théâtre de la Ville entretient une offre nettement inférieure à la demande (pour entretenir une certaine notion de rareté ?) qui là encore ne facilite pas l’accès des non abonnés aux spectacles.
On tend donc à retrouver dans la salle à chaque spectacle un public à la composition quasi-identique, habitué, initié et abonné. Rien de critiquable à cela. Il me parait cependant important de questionner le fonctionnement du Théâtre de la Ville qui, par son système de réservation et par d’autres aspects de sa politique (absence totale d’action culturelle, vente massive de billets à des comités d’entreprise plutôt qu’à des associations culturelles…) semble ne pas répondre à un critère de démocratisation inséparable de la notion de service public culturel. Pour rester uniquement sur le problème de la billetterie, il y’aurait encore énormément de choses à dire sur les moyens antédiluviens de réservation et sur le marché qui se développe de manière effrayante autour de la Place du Châtelet les soirs de représentations.
Le choix des artistes est en effet presque le même d’année en année. Ca doit être le coté conservateur de Gérard Violette…qui n’est malheureusement pas près de passer la main.
Sur le Théâtre de la Ville, je souscrit à 100% à l'analyse de Xavier. Venant de province, je n'ai JAMAIS réussi à avoir la moindre place. Le directeur lit-il ce blog?
Hélas, je crois que le Théâtre, dans ce domaine, est loin d'avoir le monopole de l'abscons...
Pour revenir au Théâtre de la Ville, j'aimerais que vous explicitiez un peu votre pensée. En quoi trouvez-vous son système d'abonnement stalinien ? Est-ce parce qu'il privilégie trop les anciens abonnés ? Est-ce par ce que l'abonnement est trop compliqué ? Est-ce parce que vous êtes contre le principe de l'abonnement ? Est-ce le choix des spectacles ? Je m'interroge ;-).
Pour ma part, je m'efforce toujours d'envoyer mon abonnement dans les deux, trois jours après réception du programme de la saison, et je ne comprends pas pourquoi je suis souvent si mal placé, dans les derniers rangs du Théâtre de la Ville. J'aimerais aussi que le Théâtre s'intéresse davantage aux jeunes chorégraphes montants qui ont besoin de se faire connaître. N'y aurait-il pas une certaine frilosité de sa part ?