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Le public parisien attendait avec impatience ce Last Landscape, dernière création de Josef Nadj présentée à la dernière édition du festival d’Avignon. Flanqué de son compère le percussionniste Vladimir Tarasov, le chorégraphe prend des allures de corbeau pince-sans-rire. Vêtu de noir, un bec rouge sur le nez, Nadj entreprend un performance qui tient plus de l’esthétique clownesque (au sens noble du terme), que de conceptions chorégraphiques académiques.
Fait d’éléments -en apparence- très simples, Last Landscape élabore un climat particulièrement original en s’appuyant sur une gestuelle aux accents percussifs mais également sur des apports plastiques et un travail très subtil de la diffusion sonore. Il règne sur le plateau une sobriété propice à l’imagination. Le paysage dépeint par Nadj semble, au premier abord, être de ces lieux désertiques, battus par les vents, hostiles à toutes formes de vies. L’espace prend alors une toute autre dimension que celle d’une simple salle de théâtre.
« La culture peut-elle sauver ce pays? »
J’en suis toujours persuadé…Ne baissons pas les bras !
La culture peut-elle sauver ce pays?