Arts visuels et plastiques

Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 09:25

http://ledecryptage.unblog.fr/files/2009/11/monument.jpgInauguré officiellement demain, le Monument de la Renaissance Africaine se dresse dans une des communes d'arrondissement de Dakar. Objet monumental de près de 52 mètres de haute, l'œuvre dessinée par le président Abdoulaye Wade lui même se veut représenter "une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière" (selon le communiqué émis par la présidence). 

Outre son esthétique discutable (mais quelle esthétique ne l'est pas? ) et sa valeur d'instrument idéologique au service du régime, l'"œuvre" possède la particularité d'avoir été construite par une société nord-coréenne (tiens donc!) en échange de de terrains sur le sol sénégalais. Cout du chantier: 15 millions d'euros, de quoi ridiculiser les plus gros programmes de commande publique artistiques européens.

Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 17:08
Lu dans le supplément gratuit Sortir de Telerama, un des nombreux articles qui commencent à fleurir pour rendre compte du début de polémique entourant la commande publique de Tadashi Kawamata pour le Palaihttp://www.latribunedelart.com/local/cache-vignettes/L290xH172/Kawamata_Porte_Doree-bfb1c-f5f4d.jpgs de la Porte Dorée (image ci-contre). L'oeuvre pérenne de l'artiste dont la construction n'a pas encore commencé viendrait défigurer telle une "verrue" (sic), la façade de ce bâtiment patrimonial.

Les arguments développés par le camp des contres nous ramènent quelques années en arrière lorsqu'il s'agissait de s'élever contre Les Deux Plateaux de Buren, la Pyarmide du Louvre ou la construction de cette abomination architecturale faite de tubulure qui est aujourd'hui reconnue internationalement comme une instiution culturelle de premier plan (le Centre Pompidou).


Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 18:33

L’appellation de Folies Végétales qui fait titre à l’exposition de Patrick Blanc à l’Espace Electra n’est pas usurpée. Dans l’espace de projection, nous découvrons en effet à travers une courte vidéo, l’obsession véritable du botaniste français pour tout ce qui a trait au monde végétale. C’est cette obsession, une curiosité sans borne et un désir de transmission qui ont guidé la conception des six installations végétales et des photos qui les accompagnent. Plus loin que la simple présentation botanique, Folies Végétales a une visée artistique indiscutable, mettant en relief les caractéristiques particulières de certains végétaux à travers les scénographies très travaillées d’Alexis Tricoire. Visuellement, le résultat est unique et approche les travaux les plus plastiques de Patrick Blanc, comme le mur végétale, concept dont il est l’inventeur. On ne se lasse pas de l’univers quasi merveilleux qui se dégage de cette exposition.

Folies Végétales, jusqu’au 4 mars 2007 à l’Espace Electra, 6 rue Récamier, Paris 7eme.

Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 11:30

Créée en 1994 par le fondateur de Benetton, la Fabrica apparaît comme une institution hors normes. Si ce centre basé à Trévise accueille aujourd'hui de nombreuses disciplines artistiques (design, vidéo, arts graphiques, multimédia), il avait d'abord été pensé comme un lieu de réflexion unique sur les problématiques de communication publicitaire. Certaines des expériences menées à la Fabrica se matérialisèrent dans les campagnes de publicités du fabricant de pulls italien; chacun se souvient aujourd'hui des séries de photos volontairement provocatrices placardées dans les plus grande villes d'Europe.

La Fabrica aurait donc pu rester le simple outil de Benetton si elle n'avait progressivement ouvert ses portes à des pratiques s'éloignant de manière croissante de son activité originelle. Ainsi, ce centre entièrement financé par les fonds d'un grand groupe privé (chose qui apparaîtrait comme un sacrilège dans notre pays), a évolué jusqu'à devenir un lieu de résidence et de formation réputé pour les jeunes artistes. L'exposition que propose le Centre Pompidou nous permet de découvrir le foisonnement et la fraîcheur des idées développées à La Fabrica. Les œuvres, tantôt du domaine artistique ou du champ de la pédagogie multimédia, reflètent une réelle préoccupation de transmission et d'ouverture sur les sociétés contemporaines.

Parmi les travaux présentés, des exemplaires originaux du magazine Colors, initiative originale et participative, invitent à la lecture d'une alternative à la vision du monde présentée par les médias traditionnels. Plus loin, des installation multimédias nous invitent à écouter des scientifiques s'exprimer sur les enjeux démographiques, économiques et environnementaux de notre époque. L'impression d'émulation et la caractère didactique marqué des travaux rompent avec la volonté élitiste qui semble parfois gangrener la création contemporaine. Un bol d'air frais à ne pas manquer.

 Fabrica: les yeux ouverts, jusqu'au 13 Novembre 2006, Foyer du Centre Pompidou Paris 4eme.

Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /Oct /2006 15:05

Les lecteurs de ces colonnes savent que les expositions présentées au Centre Culturel Suisse ne manquent jamais de susciter la perplexité. Il faut dire que peu de lieux persistent à présenter des travaux contemporains d'une manière si obscure. Il y'a une violence certaine dans la façon dont le centre dirigé par Michel Ritter bombarde, exposition après exposition, son public, sans aucune considération pour celui-ci…comme si les éléments communément admis dans d'autres lieux (quelques cartels, une scénographie réfléchie, un minimum de médiation) n'étaient qu'avilissement et vulgarisation méprisable du travail des artistes helvétiques.

Ainsi aurait-il pu nous être donné quelques éléments sur la manière dont Roman Signer, artiste dont le principal trait est une idiotie revendiquée, a été choisi pour représenter la Suisse à la prochaine biennale de Venise.

Car si l'idiotie est depuis longtemps revendiquée par certains artistes comme valeur esthétique, elle est parfois portée par un discours cohérent. Ici il n'en est rien. Roman Signer se vautre avec bonheur dans le crétinisme absolu: piscine gonflable collée au plafond par une soufflerie, chaise propulsée par des fusée d'artifices, écriture à l'aide de fumigènes…tout ici semblerait amusant si effectué par un enfant de 6 ans…mais notre sale gamin en a 68, ce qui le rend particulièrement exaspérant. De colère on se laisserait presque prendre au jeu de la sottise, résistant difficilement aux multiples tentation offertes par l'exposition : pétards (a allumer), fils (à couper) et ballons (avec lesquels s'amuser). A vous de jouer!

Aller-Retour 3 Roman Signer, jusqu'au 12 novembre au Centre Cutlurel Suisse, 38 rue des Francs Bourgeois, Paris 3eme.

Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

banniere-newsletter.gif
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés