Jeudi 6 octobre 2005 4 06 /10 /Oct /2005 00:00

Cette année Angelin Preljocaj est omniprésent dans l’actualité : sa compagnie fête ses vingt ans, le Centre Chorégraphique d’Aix qu’il dirige se voit doté d’un nouveau bâtiment, le Parc est repris à l’opéra de Paris et le Théâtre de la Ville lui ouvre largement sa programmation.

En s’attaquant aux 4 Saisons, le chorégraphe était conscient d’avoir à faire à une des œuvres musicales les plus galvaudées du répertoire classique, rappelant plus les serveurs téléphoniques des grandes administrations que les salles de concert. Le défi était donc de présenter une relecture de cette musique fortement connotée dans l’inconscient collectif, dont le ludisme salutaire devait rompre avec la noirceur de N.

Autant le dire d’emblée, le résultat est aussi inattendu que les objets qui tombent du ciel sur la scène à intervalles réguliers au cours de la pièce. Réjouissante, colorée et jaillissante, la danse proposée acquiert un coté impétueusement décalé au contact du travail de « chaosgraphie » réalisé par Fabrice Hyber. Les saisons sont alors ponctuées par l’apparition entre autres de scaphandres bulles, d’un homme éponge ou de hérissons géants. Si l’amusement et le plaisir sont de mise, certains épisodes nous ramènent vers une certaine gravité à laquelle nous a accoutumé Angelin Preljocaj. La réussite est aussi probante que le pari était incertain.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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