Jeudi 29 septembre 2005 4 29 /09 /Sep /2005 00:00

Le Parc est sans doute la pièce de forme la plus classique qu’Angelin Preljocaj ait livré à l’Opéra de Paris. Onze ans après sa création, la reprise de cette première expérience de collaboration a le mérite de nous fournir une distance nécessaire à l’analyse des différents niveaux de l’œuvre. Le public conservateur s’en tiendra certainement au classicisme qui règne à la surface de ce ballet. Les concertos pour piano de Mozart et les costumes stéréotypés ne dépayseront nullement les spectateurs férus du répertoire classique.

Il faudra donc passer outre ces apparences pour retrouver ce qui fait le langage propre à Preljocaj. Ce dernier semble avoir profité de cette expérience particulière pour en faire un exercice ludique. Ludique mais nullement dénué de profondeur, comme le prouvent ces interludes mettant en scène quatre jardiniers, issus d’un imaginaire inquiètant, dont l’ombre plane sur l’apparente quiétude de ce ballet. On comprend alors pourquoi le Parc a connu un tel succès. Evitant le choc frontal pour un public traditionaliste, Angelin Preljocaj réussit à s’inscrire dans un contexte historiquement marqué sans travestir son style.

Le Parc, jusqu’au 4 octobre, Opéra Garnier Paris 9eme

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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