Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 08:55

Chaque spectacle d’Ariane Mnouchkine est attendu avec grande impatience par les amateurs de théâtre. Il faut dire que la metteur en scène, éminente figure d’une conception renouvelée du théâtre née dans les année 70, a très souvent touché au génie en montant les textes des autres de Molière à Cixous en passant par Shakespeare.

Bien sûr, il y’a eu depuis le Dernier Caravanserail, une premier spectacle explorant un travail basé sur l’improvisation. Le résultat, peu convaincant, laissait encore malgré tout transparaître l’éclat d’un savoir de la mise en scène hors du commun.

C’est d’ailleurs les idées de mise en scène explorées dans cette précédente création qu’Ariane Mnouchkine reprend aujourd'huipour ses Ephémères. Instantannés de la vie quotidienne, les saynètes se succèdent sans réel lien si ce n’est le regard constamment misérabiliste qui est posé sur la condition humaine. La pitié bien pensante qu’il nous « faut » éprouver pour le couple criblé de dettes, la mère qui élève seule son enfant où encore le transsexuel rejeté est absolument étouffante. Il n’est plus ici question de texte, mais d’une mauvaise vision documentaire. Rien ne sauve l’affaire, ni le dispositif scénique autrefois génial mais emprisonné sur un plateau exigu et bifrontal, ni la musique de Jean-Jacques Lemêtre, qui ne nous avait jamais habitué à autant de mièvrerie. Le Théâtre du Soleil semble, avec ce spectacle, ne plus vivre que sur les reliques d’une utopie, qui en abandonnant son caractère politique n’est plus capable que d’une lumière doucereuse.

Les Ephémères, jusqu’à plus soif au Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12eme.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Commentaires

Comment peut-on prétendre à critiquer les génies quand on n'est pas capable d'écrire une demie page sans fautes d'orthographe?

Commentaire n°1 posté par hennie le 07/01/2007 à 12h01

Il m'arrive en effet, sous l'effet de l'empressement, de laisser des fautes dans mes posts. Ce site n'a jamais revendiqué aucune prétention littéraire. Maintenant si vous le voulez bien, je vous invite à exprimer ici votre opinion sur les Ephémères puisqu'elle est sûrement différente de la mienne.


Bien à vous,

Commentaire n°2 posté par Xav le 07/01/2007 à 12h10

Sans critiquer plus avant la qualité de votre texte, et votre style pseudo-incisif, je m'attacherai à défendre le spectacle du théâtre du soleil.


Il est vrai que chaque spectacle du Théâtre du Soleil est attendu avec impatience. Je noterai également, après avoir observé souvent les spectateurs à la sortie des spectacles du Soleil, que peu en ressortent avec un air déçu.


Le Dernier Caravansérail n'était pas réellement basé sur l'improvisation, mais sur la réécriture d'après improvisations de témoignages recueillis par le Théâtre du Soleil auprès de réfugiés. Quant à savoir ou non si ce spectacle était "convaincant"... Je ne crois pas qu'on cherchait à vous convaincre, on cherchait à vous montrer... Et justement, c'est là tout le génie de Mnouchkine, ne pas forcer une opinion, laisser chacun se faire sa propre idée du spectacle et de ce qu'il a pu y voir, y apprendre, y ressentir.


Et justement, c'est également, à mon sens, ce qu'elle tente de faire dans les Ephémères. Elle cherche avant tout à montrer des tranches de vie, des fragments de quotidien, des moments où tout bascule. Et elle vous laisse, spectateur, libre de choisir ce que vous y voyez. De là à penser, quand on n'y voit que bon sentiment et "pitié bien pensante" qu'on est un peu blasé, il n'y a qu'un pas...


Mais au-delà de ces considérations qui résultent d'une expérience purement personnelle de spectateur, la mienne ayant manifestement été bien différente de la vôtre, je tiens à souligner plusieurs choses. D'abord, concernant le dispositif et l'espace. Ils ne sont certes pas nouveaux, on a déjà vu des spectacles en rapport bi-frontal, et Mnouchkine elle-même a déjà utilisé le système des planches à roulettes dans son spectacle précédent. Toutefois, je tiens à vous faire remarquer, fin observateur que vous êtes, que ce dispositif est transformé, amélioré, et pas simplement repris faute de mieux. L'ensemble du dispositif, arène et planches mobiles, offre une perspective changeante sur l'action. Elle permet en outre, de faire face, outre les acteurs, à de vrais gens, et à leurs réactions. C'est extrêmement intéressant dans un tel spectacle. d'où d'ailleurs les lumignons qui éclairent leur visage. On n'est donc pas placé dans un rapport d'illusion, les visages qui nous font face nous rappelant que nous sommes face à des fictions (parfois des auto fictions?) et instaurant une distance discrète. D'autre part, l'exiguïté du plateau, rompant avec les monumentales mises en scènes auxquelles Ariane Mnouchkine nous avait habitués, induit un rapport d'intimité, nous place dans le quotidien de ces gens dont on nous donne à voir l'existence.


Ensuite, il me semble fondamental de ne pas oublier les comédiens du Soleil, et leurs formidables qualités d'interprétation. Leurs performances sont exceptionnelles. Ariane Mnouchkine sait aussi choisir des acteurs de talent, et les diriger. J'en arrive ici à un autre grand talent, celui du musicien Jean Jacques Lemêtre, qui accompagne l'action de façon discrète, mais indispensable.


Enfin, un mot sur votre critique. D'abord, je ne peux vous rejoindre sur l'absence de lien, à moins que vous n'estimiez pas vivre dans le même monde que la femme qui vend sa maison ou que le mari qui bat son épouse. Le lien entre toutes ces scènes est selon moi le lien qui nous rassemble tous : nous vivons, nous avons nos joies et nos malheurs. Et à propos de joies, il me semble que vous oubliez beaucoup, dans votre empressement à mettre en avant cet "aspect misérabiliste", qu'on voit dans les éphémères aussi des instants de joie, des moments de grâce. Pas seulement des gens qui souffrent. Et pour finir ce très long post, je ne suis pas du tout d'accord avec votre affirmation de "l'abandon du caractère politique". Car les Ephémères sont également un spectacle politique, où sont soulevés des problèmes qui touchent de près une politique très proche de nous (ce fameux couple criblé de dettes, par exemple, c'est un problème courant, que des gens se surendettent parce qu'ils ne savent simplement pas qu'il faut limiter les crédits. et qu'on ne vienne pas dire que c'est misérabiliste, ou mièvre, car c'est une réalité aggravée par l'inconséquence de certains organismes de crédit).


Alors, pour conclure, je me permets une critique de votre critique : On peut effectivement ne pas aimer un spectacle, et en conséquence, ne pas le recommander. Mais quand on commence à attaquer un travail, et, en l'occurrence, un énorme travail, celui de plusieurs dizaines de personnes, qui y ont mis toute leur énergie, et certainement aussi une grande part d'eux-mêmes et peut-être même de leur histoire, on se doit, au minimum, de donner des arguments valables, et pas simplement d'essayer d'être incisif. Je ne veux pas dire qu'on doit absolument aimer les Ephémères ou quelque spectacle que ce soit, mais tout spectacle est le fruit d'un travail que l'on se doit de respecter. Quant au Théâtre du Soleil, je conseille à tous ceux qui lisent ces posts d'aller se faire une idée par eux mêmes.

Commentaire n°3 posté par Anaïs le 07/01/2007 à 13h48

Bonjour,


Merci pour ces commentaires très détaillés. Ne m'en veuillez pas d'être un peu plus bref en répondant à certains des points que vous mentionnez. Tout d'abord, comme vous le soulignez, il s'agit ici de mon ressenti et il n'entend sûrement pas représenter l'appréciation de tous les publics.


Mon texte ne prétend pas être incisif, inutile donc de l'affubler de qualificatifs "pseudo" récriminatifs. Je suis avant tout déçu. Déçu car je suis exigent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'artistes ayant beaucoup de talents. Concernant le dispositif scénique: il est en effet le même que pour le Dernier Caravansérail, dispositif qui était absolument remarquable sur le grand plateau qu'utilisait Mnouchkine à l'époque, car permettant des mouvements quasi chorégraphiques très intéressants. Cela faisait réellement sens. Et on touchait là au sublime auquel nous a habitué Mnouchkine par le passé. Dans l'espace réduit et bifrontal des Ephèmères, les éléments de décors et comédiens se contentent de tourner continuellement, ce qui anéanti, à mon sens, l'intérêt de ce procédé.


Pour Jean-Jacques Lemêtre, il s'agit également d'un musicien que je respecte énormément, mais je pense que son intervention n'est pas à la hauteur de son talent. A mon sens il désert énormément le spectacle, ce qui n'est pas dans ses habitudes.


Oui Ariane Mnouchkine montre dans ce spectacle. Elle montre des drames convenus sur lesquels il est de bon ton de s'apitoyer. Nous avons tous été témoins ou avons vécu ces drames. Présentés sans aucune perspective, sans un regard particulier, ils ne sont d'aucune utilité aux humains que nous sommes et n'ont donc aucune dimension politique.


Enfin je ne comprends pas votre dernier paragraphe. Je ne vois pas à quel moment ma critique manque de respect au travail accompli. Si vous le pensez c'est malheureusement le fruit d'une accoutumance aux prises de positions timides des médias traditionnels.

Commentaire n°4 posté par Xav le 07/01/2007 à 14h24

Bien, alors je vais faire bref cette fois-ci, d'autant que je ne voudrais pas me répéter. Il y a simplement quelques petits points de votre post sur lesquels je voulais revenir :


"Je suis avant tout déçu. Déçu car je suis exigent, particulièrement lorsqu'il s'agit d'artistes ayant beaucoup de talents." Et donc, moi, je suis satisfaite parce que je ne suis pas exigeante? Moi aussi, je suis exigeante, et c'est justement parce que je le suis, que je suis satisfaite par Les éphémères...


"Dans l'espace réduit et bifrontal des Ephèmères, les éléments de décors et comédiens se contentent de tourner continuellement, ce qui anéanti, à mon sens, l'intérêt de ce procédé. " Oui, c'est vrai, l'espace est plus petit, on était habitués à du grandiose, il faut s'y faire... Et j'ai envie de dire, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Plus sérieusement, le mouvement des plateaux rend encore plus clairs que dans le Dernier Caranvansérail les effets "travelling", la recherche d'une fusion des codes de la représentation théâtrale et ceux de la caméra. Et dans cette optique, le rapprochement entre spectateurs et scène est absolument logique. C'est un effet de zoom... Et du coup, c'est un nouveau coup de génie.


"Oui Ariane Mnouchkine montre dans ce spectacle. Elle montre des drames convenus sur lesquels il est de bon ton de s'apitoyer. " là, je suis vraiment désolée, mais je vais vous attaquer personnellement.  Mais vous nous martelez qu'il est de bon ton de s'apitoyer sur telle ou telle chose, que tout ça, c'est de la dénonciation convenue... Prenons un exemple :  il est de bon ton depuis longtemps de s'apitoyer sur les malheureux qui dorment dehors quand il fait -5°. Est-ce que ça vous viendrait à l'idée de dire de quelqu'un qui s'apitoie sur eux qu'il fait dans le misérabilisme pitoyable? J'espère pour vous que non, sinon, ça fait de vous un horrible personnage...  Oui, il y a des choses sur lesquelles tout le monde s'accorde à s'appitoyer. Parce que parfois, on n'a pas le choix. Et si, justement, faire dans le convenu plutôt que de chercher le sentationnel, ça éloignait ce spectacle des sentiers battus?


"Je ne vois pas à quel moment ma critique manque de respect au travail accompli. Si vous le pensez c'est malheureusement le fruit d'une accoutumance aux prises de positions timides des médias traditionnels." Je ne lis pas de critiques dans les "médias traditionnels" (curieuse expression d'ailleurs) et maintiens que le ton général de votre premier post est un manque de respect vis à vis du travail de la troupe. Ne serait-ce, justement, que parce que d'après ce que vous écrivez, on dirait qu'il n'y a qu'Ariane Mnouchkine et un musicien dans ce spectacle ! Quant aux prises de position timides, eh bien, elles sont parfois plus intéressantes que les critiques assassines, surtout quand elles sont peu fondées... Car après tout la nuance, c'est aussi une preuve qu'on a du recul sur ce qu'on écrit...

Commentaire n°5 posté par Anaïs le 07/01/2007 à 17h25

Je viens de parcourir effaré cet échange, et de prendre la décision de pour ma part ne pas voir ce spectacle d Ariane Mmouchikne. D abord les longues explications d 'Anais ne m en ont absolument en pas donné l envie. Pour ne parler que de cela et de tout ce que j ai compris du sujet, je ne vais surement pas au théatre pour réfléchir au surendettement.


Surtout je me sentirais obligé d 'aimer, un peu sous surveillance, craignant si je chronique ce spectacle d 'une manière trop tiède, de m 'attirer des commentaires interminables et à épisodes, et qui ne meneronts à rien.. 


Que Xav exprime une deception argumentée n a rien à voir avec un manque de respect. Le plus grand respect que l 'on doit à la fois aux spectateurs et aux artistes est l 'honnêteté, et le courage d exprimer un avis engagé.

Commentaire n°6 posté par Savigny le 14/01/2007 à 21h00

Bonsoir,


Merci pour ce commentaire. Pour être totalement juste, le surendettement n'est qu'une des nombreuses situations auxquelles sont confontés les personnages des Ephémères., mais là n'est pas le fond de votre propos.


Je comprends votre crainte quant au risque éxistant de se démarquer de l'opinion la plus répandue. Le théâtre n'est que ça...une façon de susciter la discussion, le débat. Il meurt des certitudes unanimement partagées.

Commentaire n°7 posté par Xav le 14/01/2007 à 22h12
Bonjour!

Je suis allé voir les Ephémères dimanche dernier. Ce sans aucun a priori, car je ne souhaite pas me fonder sur le ressenti des autres pour tenter de justifier mes désirs. C'est peut-être sur ce point que je souhaiterai être entendu...

La critique de Xav autour du travail de tous ces artistes commence par un rappel de l'éminente position de cette chère Ariane... Aussi, je ne peux voir dans ce point de vue que le reflet d'une déception, celle d'un amateur de théâtre engagé, ou plutôt d'un esthète engagé de l'engagement !

Et, cher ami, ne vois pas ici le lieu d'une critique personnelle, mais davantage, l'embryon de l'ouverture d'un débat...

Mnouchkine a permi pendant de nombreuses années de faire du Théâtre du Soleil le lieu d'une reflexion politique sincère, et je ne crois pas que les Ephémères marquent la fin de cette ère... Là où tu vois du misérabilisme, j'y observe la volonté de prolonger l'exercice documentaire qui anime cette équipe depuis toujours.

Je ne crois pas non plus qu'il "faille" éprouver une quelconque forme de "pitié bien pensante"... C'est l'expérience cathartique qui pose problème. Mnouchkine avait habitué son public parisien à un exotisme presque brechtien (hé oui !!) qui a disparu dans les Ephémères. Là, elle nous propose un regard lyrique sur nos propres histoires, d'où l''impression, pour le spectateur averti du Théâtre du Soleil, d'une distanciation fragilisée.
Face à cette confrontation nouvelle et à un traitement parfois un peu hatif (il semblerait en effet que Lemêtre ai glissé vers une niaiserie mélodique parfois assez génante) la compassion, bien trop charitable pour être politique, semble devoir être notre seul salut !

A cela, je me vois contraint de m'opposer.
Le fait est que les enjeux qui jaillissent de ce travail apparaissent radicalement moins engagés qu'à l'accoutumée Mais je rejoindrai volontiers Anais pour réaffirmer le caractère politique de cette pièce. En focalisant cette recherche théâtrale sur les traumatismes de notre quotidien, Mnouchkine nous rappelle à notre responsabilité individuelle, celle qui anime "notre" monde, par opposition à ceux présentés dans les voyages précédents.

Pour ce qui est des quelques imperfections qui ponctuent cette oeuvre sublime et où tu ne décèles aucun "regard", je n'y ai vu là encore que la fragilité bien réelle du travail de recherche théâtrale. Il n'existe pas de spectacle abouti, ce lieu commun n'est là que pour rappeler à quel point les félures font partie intégrante de la scène vivante... Aussi vivante et incertaine que ces personnages défilant sous les yeux d'un public confronté à lui-même !

Aussi, pour conclure ce long commentaire, je compte bien m'affranchir d'une coutume bien de chez nous, en te souhaitant une bonne et heureuse année 2007, espérant qu'elle te permettra de continuer ce travail critique, qui parce qu'incisif, suscite le débat... Merci pour cela !
Commentaire n°8 posté par baptiste le 23/01/2007 à 20h18
Je n'ai pas vu les "Ephémères", mais je voulais simplement corriger une monentale erreur, "Dernier Caravansérail" n'est évidement pas le "PREMIER" spectacle de A.Mnouchine à partir d'improvisations. Tous ses premiers spectacles partaient d'improvisations, 1789, 1793 etc...etc...(voir Caubère)
Commentaire n°9 posté par Laurence le 25/01/2007 à 15h04
comme je tombe par hasard sur ce blog, j'a ou j'eu-phorise, empruntant un vieux véhicule personnel et lieu commun, c'est-à-dire boiteux, qui est en tout un chacun.

ne pas changer d'avis, en en changeant tout le temps, est-ce culturel ou imbécile?

quand on sort couteaux et revolvers, doit-on crier vive le son! Change de ton! Ou mon, ton, son, au voleur?

l'emploi mode de vie, est-ce ignorance ou démagogie?

Vive le dialogue surréaliste! Grâce à lui, le journalisme revient au galop.

Valentini

me lire aussi sur instants-fugaces.net


Commentaire n°10 posté par Valentini le 14/03/2007 à 10h00
Pour ma part, le spectacle du théâtre du soleil a changé ma vie. Si vous ne ressentez   pas l'émotivité recherchée par ce spectacle, je pense que c'est parce que vous ne supportez pas votre image dans le miroir... Si vous avez ressenti de la pitié, c'est que vous n'avez pas été suffisament perspicace face à ce qui se passait sur scène.. Les Ephémères sont quelques choses de bien plus profond et noble que de la pitié...C'est probablement de l'ordre de la compassion, qui ne suppose aucunes traces de mépris comme le suppose la pitié. Pour ma part, si ce spectacle ne vous a pas transporté, c'est que vous n'avez pas encore vécu, tout simplement. Peut-être que ce spectacle aurait pu vous faire découvir ce que c'était que vivre, mais si vous n'étiez pas ouverte, il est normal que ne le sachiez toujours pas. Respectueusement, je ne ressens pour vous que de la compassion, je n'aurais pas la prétention d'effleurer la pitié... ps: miévreuse, la musique...non mais je rêve... Etes vous insensible?
Commentaire n°11 posté par marie moynier le 16/04/2007 à 15h24

Bonjour Marie, je n'ai pas vu les "éphémères" .... Mais pourriez vous prier pour moi également, que je devienne moi aussi un être  digne de vivre? merci d'avance

Commentaire n°12 posté par Guy le 26/04/2007 à 22h55

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