Jeudi 21 avril 2005 4 21 /04 /Avr /2005 00:00

Déjà sévèrement critiqué pour le modernisme de la production de la Flûte Enchantée et du spectacle Wolf d’Alain Platel, le nouveau directeur de l’Opéra de Paris est à nouveau au centre d’une polémique. Si la presse salue presque unanimement le Tristan et Isolde de Bill Viola, Peter Sellars et Esa-Pekka Salonen, les réactions plus que mitigées d’une frange conservatrice du public semblent agacer Gérard Mortier.

Ainsi déclarait-il à des journalistes de France 3 à l’issu de la première de cet opéra : « les gens qui viennent à l’opéra pour revoir toujours la même chose n’ont qu’à rester chez eux ». Le clou est enfoncé par un entretien publié dans l’hebdomadaire allemand Die Welt am Sonntag. « la France est un pays incroyablement conservateur [...] ici, dans la presse, on ne trouve pas une seule rubrique culturelle digne de ce nom ou un penseur courageux [...] ». Semblant presque regretter son poste à la tête du festival de Salzbourg, il poursuit en s’en prenant au secteur discographique : « L'industrie du disque a transformé les chanteurs en popstars: mais elle est quand même en crise et elle nuit au sérieux de l'opéra ». Voila qui devrait suffire à suciter nombre d’inimitiés.

Par Xav - Publié dans : Musique
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