Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00

Vendredi dernier se sont produits à Gonesse dans le cadre du festival Banlieues Bleues deux grands musiciens de jazz. Et pourtant… La soirée devait bien commencer. Andy Emler au piano, Philippe Selam au saxo, Médéric Collignon au chant et bugle… L’ensemble devait produire quelque chose d’intéressant. Mais la magie n’a manifestement pas fonctionné. Les morceaux rapides étaient remplis de fautes, les morceaux lents d’une longueur insoutenable et les improvisations d’une platitude absolue. Le seul hommage que l’on puisse rendre revient aux compositions d’Andy Emler. Nous les imaginons bien jouées, comme il semble que ce soit le cas sur son album.

Bon. Un concert raté, ça arrive. Mac Coy Tyner devait forcément rattraper la soirée. Mais c’était sans compter sur un batteur inexistant. Ce dernier a quand même réussi l’exploit de rester imperturbable dans son accompagnement, malgré les envolées au piano ou à la contrebasse. A aucun moment, il n’a modifié son jeu pour faire monter la sauce ou pour introduire une part d’originalité dans son accompagnement. Le résultat n’en était que plus navrant : Un jeu sans âme et sans risque. La tête d’affiche n’aurait pas été Mac Coy Tyner, nous aurions eu d’autres mots plus sévères. Notre respect pour cet immense musicien nous impose cependant une certaine retenue.

Cependant, ceux qui se souviennent du nom de ce batteur seraient avisés de me le communiquer, afin de le rajouter à cette chronique. Ainsi, aucun risque d’acheter un album sur lequel il serait présent.

Par Nico - Publié dans : Musique
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