Dimanche 3 avril 2005 7 03 /04 /Avr /2005 00:00

L’obscurité, le silence, puis un son presque imperceptible dont les résonances se font de plus en plus entêtantes. De la pénombre émerge l’enchevêtrement des corps, tout d’abord entités indistinctes, dont on reconnaîtra peu à peu les formes humaines. En effet, si la démarche artistique d’Angelin Preljocaj entend substituer l’action au langage et à ses imperfections à travers une « incarnation intuitive sémantique et conceptuelle », le discours tenu lui n’a rien d’abstrait et est inhérent à la nature de l’Homme.

L’oppression est une constante dans N. La violence du mouvement, le grondement ininterrompu et suffocant de la musique, le caractère menaçant des projections vidéo et la perte du rapport au temps en font une expérience physique.

On ne sortira pas indemne de ce spectacle, restant comme pétrifié par ce chaos que l’on ne peut nommer mais qui est inhérent à l’existence de chacun. Une œuvre majeure, qui marque et qui restera.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Commentaires

Ah ben tiens, j'ai gagné deux places pour le voir à issy les moulineaux mardi prochain, jte dirais si je reconnais mes impressions dans ta note...
Commentaire n°1 posté par juliet" le 03/04/2005 à 19h17
oui c'est vraiment superbe!!
Commentaire n°2 posté par anais le 06/04/2005 à 01h40
très fort très très fort !
Commentaire n°3 posté par juliet" le 06/04/2005 à 03h03

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