Partager l'article ! John Maeda, le numérique pour le numérique à la Fondation Cartier: Graphiste américain d’origine japonaise, John Maeda a d’abo ...
Graphiste américain d’origine japonaise, John Maeda a d’abord travaillé pour de grands groupes industriels avant de devenir enseignant au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). A travers deux séries de ses travaux, nature et «eye’m hungry », la Fondation Cartier entend offrir deux facettes différentes du travail de cet artiste considéré comme un pionnier de l’art numérique.
Dans la première salle, sept motion paintings (peintures en mouvements) évoquent des phénomènes naturels uniquement perceptibles par la représentation épisodique de brins d’herbe ou de goûtes de pluie. Générées par des algorithmes, ces paysages numériques sont certes distrayants visuellement mais ne semblent pas réellement évolutifs et donnent l’impression d’être basés sur un cycle fermé. Il n’y a alors d’autre choix que d’observer chaque œuvre quelques minutes pour passer à la suivante lorsque la lassitude prend le dessus.
La deuxième salle est quant à elle dédiée au jeune publique et entend confronter les enfants à l’univers des machines, une gageure lorsque l’on connaît le taux d’équipement informatique des ménages français et la propension des plus jeunes à s’approprier les technologies les plus modernes. Les dispositifs proposés sont de simples écrans qui, actionnés par un clavier, une sourie ou un microphone agissent sur des aliments au graphisme douteux. Ici on dessine avec des frites défraîchies, là on fait sauter un brocoli moqueur. Loin des vertus pédagogiques et interactives d’autres expositions jeune public, «eye’m hungry » resemble à un mauvais jeu vidéo du début des années 1980. John Maeda prend décidément les publics jeunes et moins jeunes pour ce qu’ils ne sont pas.
Nature et «eye’m hungry » de John Maeda, jusqu’au 19 Février 2006 à la Fondation cartier , 261 boulevard Raspail, paris 14eme
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