Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 01:00

Alors que Dada et Big-Bang s’étalent depuis des mois sur tous les murs du métro parisien, d’autres expositions du Centre Pompidou ne bénéficient pas des mêmes faveurs publicitaires. La monographie consacrée à Charlotte Perriand (la première depuis sa mort en 1999) qui ouvrira mercredi prochain passera donc sans doute inaperçue aux yeux du plus grand nombre, éclipsée par la logique événementielle à laquelle Beaubourg semble céder.

Pourtant Charlotte Perrriand aura marqué la deuxième moitié du vingtième siècle par son abondante production de mobiliers seule ou en collaboration avec Jean Prouvé et Le Corbusier. Loin des conceptions actuelles du design, sa pratique a toujours été motivée par l’affranchissement des conventions esthétiques et des préoccupations sociales fortes. Membre du parti communiste et ne cachant pas ses sympathies politiques, Charlotte Perriand n’aura eu de cesse d’améliorer la qualité de vie d’une société industrialisante. Des maisons ouvrières, son parcours la mènera, à travailler sur l’équipement de lieux de loisirs dont des stations de ski. Placée sous le commissariat de Marie-Laure Jousset, conservatrice au musée d’art moderne, l’exposition retracera l’itinéraire d’une femme étonnante qui, grâce à des archives radio, accompagnera les visiteurs de sa propre voix.

Charlotte Perriand, du 7 décembre 2005 au 27 mars 2006 au Centre Pompidou, Paris 4eme.

Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
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