Mercredi 25 janvier 2006
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Nous avons déjà eu l’occasion de vanter, dans ces colonnes, les mérites de l’Instant Donné, ensemble de musique contemporaine, et de son percussionniste Maxime Echardour. Nous avions également déjà évoqué le travail mené par le Trio de Bubar, trio de percussion mené par le même Maxime Echardour. C’est lors d’un concert exceptionnel aux Instants Chavirés que les effectifs de ces deux formations se croiseront autour d’un programme mêlant entre autres Stockhausen, Lindberg et Mozart. On notera que cette soirée sera l’occasion d’écouter la création d’Uchronie, pièce composée par le jeune compositeur Stéphane Borrel qui est issu du Conservatoire National de Région de Lyon.
L’Instant Donné invite le Trio de Bubar, le samedi 4 février 2006 à 21h00 aux Instants Chavirés, 7 rue Richard Lenoir, Montreuil
Par Xav
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Mardi 24 janvier 2006
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La Comédie Française…le nom représentatif d’un héritage historique et patrimonial semble inéluctablement lié à l’évocation des textes de Molière, Racine ou Corneille. Lorsque l’Espace Furieux de Valère Novarina entre au répertoire de l’institution, c’est donc nombre de préjugés qui sont mis à mal. Il faut dire que peu d’auteurs vivants peuvent se targuer d’avoir vu leurs œuvres jouées à la Salle Richelieu.
De l’Espace Furieux, texte créé en 1991 sou le nom de Je suis, l’on retient le formidable travail sur la langue. Partout les phrases rebondissent et les sons virevoltent ouvrant de nombreux sens à l’interprétation du spectateur. En quelques syllabes les personnages passent du désespoir à peine étouffé à une résignation dont l’envole est servi par des chansons aux thèmes improbables. Il faut rendre hommage ici à la remarquable performance des comédiens qui, en plus de servir admirablement le texte, lui restituent un coté rythmique et musicale qui donne à la pièce tout son élan.
La mise en scène de Valère Novarina est particulièrement ingénieuse et l’on ne pourra que regretter certains choix scénographiques qui, au pire la ternissent, et au mieux paraissent extrêmement curieux.
L’espace Furieux de Valère Novarina à la Comédie Française jusqu’au 8 mai 2006, Salle Richelieu, 2 rue de Richelieu, Paris 1er
Par Xav
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Lundi 23 janvier 2006
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Jamais le Palais de Tokyo n’avait connu telle agitation. Pour le vernissage de « Notre Histoire… », la dernière exposition du mandat de Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, près de 15 000 personnes se sont rendues au 13 avenue du président Wilson en une seule et unique soirée.
Il fallait y’être ! Tout d’abord pour voir les immenses espaces d’exposition, d’habitude froid et désespérément vides, prendre vie dans un chahut bon enfant. Mais aussi pour la densité et la diversité des œuvres. Nombre de artistes présents ont fait l’histoire du centre de création contemporaine depuis le démarrage du projet il y’a 4 ans. Les œuvres affichent une diversité étonnante et reflètent des pratiques variées, même si souvent mues par des préoccupations communes. Les interventions de Wang Du, Rebecca Bournigault et Matthieu Laurette ne laisseront certainement pas indifférents.
« Notre histoire… » c’est l’occasion pour le Palais de Tokyo de nous faire oublier les nombreuses déceptions dont il fût la cause ces dernières années. On ne pourra que regretter le caractère tardif de ce sursaut des directeurs, à quelques semaines de leur départ.
« Notre Hisotire… », Jusqu’au dimanche 7 mai 2006, au palais de Tokyo, 13 avenue du président Wilson, Paris 16eme. Entrée libre jusqu’au 27 janvier 2006.
Vendredi 20 janvier 2006
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-Pour effacer la déception représentée par la Cité Radieuse de Frédéric Flamand, rien de tel que l’exposition de maquettes de maisons individuelles de Le Corbusier présentée à la galerie Patrick Seguin (5 rue des Taillandiers à Paris 11eme)
-Valère Novarina fait rentrer son Espace Furieux en la sacro-sainte institution théâtrale française à la Salle Richelieu
-Le Petit Théâtre Baraque est toujours à la Fondation Cartier, attention capacité très limitée !
Jeudi 19 janvier 2006
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Souvent considérés comme un territoire de création au rabais par les institutions, les musiques actuelles ont toujours bénéficiés d’un soutien extrêmement réduit de la part du Ministère de la Culture et de la Communication. Ce faible engagement est paradoxal lorsque l’on sait que ces musiques, que l’on a pris soin d’affubler d’un qualificatif technocratique et discutable, constituent le seul contact d’une grande partie de la population avec le spectacle vivant. Pour tenter de remédier à ce déséquilibre, Renaud Donnedieu Devabres faisait paraître le 4 janvier dernier un arrêté relatif à la constitution d’un Conseil Supérieur des Musiques Actuelles.
La création d’une telle entité fait suite aux annonces faites en Octobre 2005 par le ministre de la culture en marge du ForumMA (Forum National des Musiques Actuelles) de Nancy. Placé sous la présidence de David Kessler (l’actuelle président de France Culture), le conseil réunira de professionnels du secteur, et de représentants des collectivités et de l’Etat. Ce dispositif se voit complété par la création d’un fonds d’avance remboursable de 2 millions d’euros (autant dire une goûte d’eau) destiné à aider les très petites entreprises de l’édition phonographique.
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