Musique

Vendredi 18 février 2005 5 18 /02 /Fév /2005 00:00

Musique pure, musique engagée à la Cité de la Musique

Après près de quinze années d'existence le chœur Accentus semble enfin accéder à la renommée qui lui est du. Pour le concert qui lui était dédié dans le cadre du cycle Musique pure musique engagée, l'ensemble dirigé par Laurence Equilbey présentait un programme dédié à Francis Poulenc et Hanns Eisler. Concert absolument fabuleux qui a permis d'entendre des oeuvres rares comme Un soir de neige, Figure Humaine ou encore Vier Stucke, toutes composées dans le contexte de la seconde guerre modiale.

Au delà de ce concert, Accentus s'affirme comme un ensemble vocal unique dans le paysage musical français. A écouter absolument lors des prochaisn concerts programmés à la Cité de la Musique.

 


 

 

Par Xav - Publié dans : Musique
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Jeudi 17 février 2005 4 17 /02 /Fév /2005 00:00

Nombreux étaient les mécontents présents à cette rencontre avec Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris, autour du thème de la récente production de la Flûte enchantée à Bastille. Si l'intégralité du débat n'est pas disponible à l'écoute sur cette page, c'est qu'un fâcheux incident technique en a rendu l'enregistrement inexploitable.

L’attitude de certains spectateurs venus expressément pour en découdre fût regrettable. Le directeur de l'opéra se montra, lui, en tout point exemplaire. Beaucoup n’auraient pas eu la patience de se justifier devant une audience constituée en majorité de conservateurs pour qui l’opéra ne se conçoit qu’en perruques et costumes grandiloquents, et pour qui Bastille est aussi l'endroit où se font et se défont les tendances en matière de fourrures.

Submergé par les accusations de ce tribunal populaire Gérard Mortier a juste eu le temps de nous livrer une information : la saison prochaine sera consacrée à Mozart, avec notamment des productions de Cosi Fan Tutte, des Noces de Figaro et de Don Giovanni.

Par Xav - Publié dans : Musique
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Dimanche 13 février 2005 7 13 /02 /Fév /2005 00:00

Sons d'Hiver

Il est des soirs où l'on se prend à penser que peut être tout n'est pas perdu, qu'il existe encore un public, certes restreint mais fidèle, pour la musique, la vraie! Celle qui vit et prend des risques au mépris des considérations économiques actuelles. La soirée présentée à Saint-Mandé dans le cadre du festival Sons d'Hiver m'a inspiré cette réflexion. Une salle comble et un public de connaisseurs pour une soirée d'exception.

Si les concerts réunissant Hamid Drake et Michael Zerang sur scène pour célébrer le solstice d'hiver sont presque devenus une tradition outre-atlantique, le duo se produisait pour la première fois devant un public français. Rendant hommage à Ed Blackwell, la pièce improvisée par les deux batteurs/percussionnistes faisait figure de machine à voyager dans le temps. Débutant par des polyrythmies contemporaines, le concert s'acheva sur des rythmes traditionnels africains joues au djembe et au dumbek. Une telle symbiose existe entre les deux hommes que les phrases musicales commencées par l'un sont automatiquement terminées par l'autre. L'alchimie parfaite, celle à laquelle on n'assiste qu'un poignée de fois dans sa vie.

On ne présente plus Archie Shepp, véritable légende vivante qui n'a eu de cesse de se réinventer. Le blues a toujours été présent dans le jeu de cet immense saxophoniste, il est aujourd'hui au cœur de sa musique. Musicien, chanteur, compositeur, poète, Archie Shepp est un artiste entier marqué par la culture noire américaine. Marquée par des accents free et sa sublime voix sa musique nous rappelle que la jazz est un cri, une lutte nécessaire à la survie. A l'age ou beaucoup profitent de leur retraite la légende n'a rien perdu de sa fougue.

Par Xav - Publié dans : Musique
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Jeudi 10 février 2005 4 10 /02 /Fév /2005 00:00

Il est parfois des choix artistiques discutables dans la carrière d'un musicien. Les raisons avancées sont en générale la volonté d'évolution, le besoin de changement ou de manière moins avouable, l'appat du gain. Pourtant aucune de ces éxplications ne me parait suffisante pour comprendre comment Dorado Schmitt a pu penser qu'il pourrait devenir une sorte de nouvel Henri Salvador, dont la carrière n'a réellement démarré qu'à l'age où beaucoup sont déja à la retraite.

C'est donc non en tant que guitariste virtuose que Dorado Schmitt s'est présenté sur la scène du théâtre Gérard Philipe de Bonneuil, mais en tant que crooner vieux style, vocation qui semble-t-il lui est venue sur le tard. Entouré d'une fine équipe de musiciens de jazz français (Pierre-Alain Goualch, Ludovic Beier, Gautier Laurent et Franck Agulhon) il devait nous délivrer un concert de chansons fraîchement écrites par ses soins (musique et texte). On aurait pu penser que l'expèrience de Dorado Schmitt lui aurait forgé un goût certain, lui évitant de se fourvoyer dans des aventures musicales dont le ridicule peut tuer une carrière. Il n'en fut rien. Comme si la voix éteinte toujours à la limite de la justesse ne suffisait pas, les textes auraient pu faire pâlir n'importe quel auteur de la collection Arlequin par leur mièvrerie. Rien, même toute la bonne volonté de ses accompagnateurs ne purent sauver le concert.

Lors de l'unique rappel, Dorado délaisse le micro pour faire ce qu'il sait le mieux: jouer de la guitare. On espère alors que ce concert n'était qu'une erreur et non le début d'une nouvelle carrière. Car si nouvelle carrière il y'a elle se fera alors dans l'animation de mariages, cocktails et bar mitzvahs, cadre qui se prêtera parfaitement aux chansons de Dorado le chanteur.

Par Xav - Publié dans : Musique
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Mardi 8 février 2005 2 08 /02 /Fév /2005 00:00

Philip Catherine, le belge, et Sylvain Luc, le français, se retrouvent pour trois soirs de suite à l’Espace Chatelet (Sunset/Sunside). Nos deux guitaristes, parmi les meilleurs en Europe, auront certainement beaucoup à se dire, tant leur complicité semble grande. Sylvain Luc, qui aime se confronter à d’autres guitaristes (on pense par exemple à Bireli Lagrène ou Louis Winsberg) prendra certainement autant de plaisir que nous, au cours de ces soirées.

En ces temps difficiles pour le jazz, on pense notamment au label Sketch dont la maison vient de fermer ses portes, il ne faut pas hésiter à soutenir les musiciens et en profiter pour passer un formidable moment, en allant les écouter.

Sunset/Sunside, à l’Espace Chatelet, 19 av. Victoria, 75001 Paris ; Du 10 au 12 février 2005, à 21 heures.

Par Nico - Publié dans : Musique
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