Jeudi 29 septembre 2005
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Le Parc est sans doute la pièce de forme la plus classique qu’Angelin Preljocaj ait livré à l’Opéra de Paris. Onze ans après sa création, la reprise de cette première expérience de collaboration a le mérite de nous fournir une distance nécessaire à l’analyse des différents niveaux de l’œuvre. Le public conservateur s’en tiendra certainement au classicisme qui règne à la surface de ce ballet. Les concertos pour piano de Mozart et les costumes stéréotypés ne dépayseront nullement les spectateurs férus du répertoire classique.
Il faudra donc passer outre ces apparences pour retrouver ce qui fait le langage propre à Preljocaj. Ce dernier semble avoir profité de cette expérience particulière pour en faire un exercice ludique. Ludique mais nullement dénué de profondeur, comme le prouvent ces interludes mettant en scène quatre jardiniers, issus d’un imaginaire inquiètant, dont l’ombre plane sur l’apparente quiétude de ce ballet. On comprend alors pourquoi le Parc a connu un tel succès. Evitant le choc frontal pour un public traditionaliste, Angelin Preljocaj réussit à s’inscrire dans un contexte historiquement marqué sans travestir son style.
Le Parc, jusqu’au 4 octobre, Opéra Garnier Paris 9eme
Par Xav
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Mercredi 28 septembre 2005
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A l’évocation du nom de la chorégraphe française, les chanceux se souviendront sans doute de Mondial, présenté à l’ancien Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, prélude à son spectacle suivant Les Guerriers dans la Brume. Mais depuis 2002, date de ces créations, qu’est il advenu de Karine Saporta ? Après une pèriode de silence, on la voit réapparaître il y’a quelques mois, entre autres, pour une série de petites formes dans un grand magasin parisien, puis à Avignon ou elle présente l’Enveloppe, une installation/performance.
Loin de nous l’idée de promouvoir le petit écran, lieu de toutes les propagandes et de tous les abêtissements. Cependant, face à cette actualité quelque peu mince, nous n’aurons d’autre choix que de nous tourner vers Mezzo, chaîne de télévision câblée, qui consacrera le 16 octobre sa soirée à l’ex-directrice du Centre Chorégraphie National de Caen. D’autant plus que les documents diffusés à cette occasion relèvent de la rareté.
Par Xav
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Mercredi 21 septembre 2005
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La genèse de Letters from Tentland a, sur le papier, tout pour plaire à la rédaction de Télérama : une chorégraphe allemande, des danseuses issues d’un pays répressif (l’Iran) et un thème rebattu et convenu (la condition des femmes dans les pays fondamentalistes). Sur scène, les corps sont emprisonnés dans des tentes exiguës, laissant apparaître tantôt une main, tantôt un visage. On ne percevra alors des mouvements que la violence, la chute des corps.
Très vite cette pièce, pourtant très brève, semble tourner en rond et se perdre dans un propos insuffisamment défini. Letters from Tentland aurait pu être un spectacle relativement inodore, de ceux qui glissent et laissent indiffèrent, si ce n’était pour quelques détails simplificateurs et impardonnables.
A force, à la fois de prétendre éviter un propos sociétal et de s’y engouffrer à travers des raccourcis sommaires, Helena Waldmann finit par faire le jeu des oppresseurs. Usant de procédés de distanciation déresponsabilisant, elle sème le doute sans en mesurer les conséquences. Le destin de ces femmes ne semble plus alors être celui de victimes mais d’individus libres dont les chaînes seraient le fruit d’un consentement. Un tel sujet ne devrait pas être traité de manière si superficielle et brouillée.
Par Xav
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Mercredi 7 septembre 2005
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Ces deux représentations conjointes de l’Orchestre de Paris et de la Compagnie DCA Philippe Decouflé auraient pratiquement pu passer inaperçues. La capacité maximale du Théâtre Mogador déjà presque atteinte aura sans doute dissuader les organisateurs d’engager des frais de communication supplémentaires. Programmée en faveur d’une cause humanitaire, le spectacle présenté devrait reprendre la trame de Solo – le doute m’habite créé par le chorégraphe français en 2004.
L’actualité de Philippe Decouflé s’étend également au petit écran (outil dont Panopticon est d'habitude peu prompt à faire la promotion). En effet Arte, diffuse en ce moment la version vidéo en deux parties du spectacle Iiris. Une création à ne pas manquer tant elle apporte une lecture différente de cette chorégraphie aux nombreux niveaux d’interprétation.
Par Xav
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Mercredi 13 juillet 2005
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Paris Quartier d’Eté s’ouvre cette année le 14 juillet. Une programmation éclectique sera proposée à ceux qui ne désertent pas la capitale en cette période estivale. A voir en particulier les spectacles de Mathilde Monnier, Daniel Larrieu ou encore Maguy Marin.
Par Xav
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