Mercredi 28 septembre 2005
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A l’évocation du nom de la chorégraphe française, les chanceux se souviendront sans doute de Mondial, présenté à l’ancien Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, prélude à son spectacle suivant Les Guerriers dans la Brume. Mais depuis 2002, date de ces créations, qu’est il advenu de Karine Saporta ? Après une pèriode de silence, on la voit réapparaître il y’a quelques mois, entre autres, pour une série de petites formes dans un grand magasin parisien, puis à Avignon ou elle présente l’Enveloppe, une installation/performance.
Loin de nous l’idée de promouvoir le petit écran, lieu de toutes les propagandes et de tous les abêtissements. Cependant, face à cette actualité quelque peu mince, nous n’aurons d’autre choix que de nous tourner vers Mezzo, chaîne de télévision câblée, qui consacrera le 16 octobre sa soirée à l’ex-directrice du Centre Chorégraphie National de Caen. D’autant plus que les documents diffusés à cette occasion relèvent de la rareté.
Par Xav
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Mercredi 21 septembre 2005
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La genèse de Letters from Tentland a, sur le papier, tout pour plaire à la rédaction de Télérama : une chorégraphe allemande, des danseuses issues d’un pays répressif (l’Iran) et un thème rebattu et convenu (la condition des femmes dans les pays fondamentalistes). Sur scène, les corps sont emprisonnés dans des tentes exiguës, laissant apparaître tantôt une main, tantôt un visage. On ne percevra alors des mouvements que la violence, la chute des corps.
Très vite cette pièce, pourtant très brève, semble tourner en rond et se perdre dans un propos insuffisamment défini. Letters from Tentland aurait pu être un spectacle relativement inodore, de ceux qui glissent et laissent indiffèrent, si ce n’était pour quelques détails simplificateurs et impardonnables.
A force, à la fois de prétendre éviter un propos sociétal et de s’y engouffrer à travers des raccourcis sommaires, Helena Waldmann finit par faire le jeu des oppresseurs. Usant de procédés de distanciation déresponsabilisant, elle sème le doute sans en mesurer les conséquences. Le destin de ces femmes ne semble plus alors être celui de victimes mais d’individus libres dont les chaînes seraient le fruit d’un consentement. Un tel sujet ne devrait pas être traité de manière si superficielle et brouillée.
Par Xav
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Mercredi 7 septembre 2005
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Ces deux représentations conjointes de l’Orchestre de Paris et de la Compagnie DCA Philippe Decouflé auraient pratiquement pu passer inaperçues. La capacité maximale du Théâtre Mogador déjà presque atteinte aura sans doute dissuader les organisateurs d’engager des frais de communication supplémentaires. Programmée en faveur d’une cause humanitaire, le spectacle présenté devrait reprendre la trame de Solo – le doute m’habite créé par le chorégraphe français en 2004.
L’actualité de Philippe Decouflé s’étend également au petit écran (outil dont Panopticon est d'habitude peu prompt à faire la promotion). En effet Arte, diffuse en ce moment la version vidéo en deux parties du spectacle Iiris. Une création à ne pas manquer tant elle apporte une lecture différente de cette chorégraphie aux nombreux niveaux d’interprétation.
Par Xav
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Mercredi 13 juillet 2005
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Paris Quartier d’Eté s’ouvre cette année le 14 juillet. Une programmation éclectique sera proposée à ceux qui ne désertent pas la capitale en cette période estivale. A voir en particulier les spectacles de Mathilde Monnier, Daniel Larrieu ou encore Maguy Marin.
Par Xav
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Mercredi 8 juin 2005
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« Il y a, me semble-t-il, un fossé énorme entre lapport réel de Béjart, pour moi superficiel et dérisoire, et l'image dont il jouit. » Difficile daller à lencontre de ces propos du chorégraphe Marco Berrettini. Le spectacle proposé par Maurice Béjart pour célébrer ses cinquante ans de carrière, sorte de condensé disparate et racoleur, ne nous permettra pas den douter.
Au fil des ballets Béjart distille sa vision de lamour, thème de ce pot-pourri, toute empreinte dune insupportable mièvrerie et dune esthétique douteuse. Le goût très peu sûr de notre homme en matière musicale lui permet de mélanger, sans honte aucune, des fragments du Sacre du Printemps avec des morceaux pop des années 1980. Lapogée du mauvais goût est atteinte lorsque des aphorismes « philosophiques » nous sont dispensés en voix-off. Le public aveugle mais bouleversé ne sen prosternera que mieux lorsque la star de ce show apparaîtra sur scène pour venir crânement adouber ses danseurs. Du grand spectacle qui a sa place dans les stades. Le ridicule ne tue pas et peut même apporter gloire et fortune.
Par Xav
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