Arts visuels et plastiques

Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 19:38

On a peu l'habitude d'être happé par les expositions par les expositions photographiques présentée dans le hall de la Maison des Arts de Créteil. Bien souvent anecdotiques, les travaux présentés suffisent à peine à effacer le désœuvrement d'un public dont l'objectif principal est d'attendre l'ouverture des portes de la grande salle. Pourtant en apercevant, même à distance, ces poissons dans des saynètes minutieusement orchestrées, il est impossible de ne pas être intrigué, de se rapprocher, puis d'être captivé par l'univers si personnel d' Anne-Catherine Becker-Echivard. Faisant appel à de situations quotidiennes ou à l'imaginaire collectif, la photographe compose, avec un soucis extrême du détail, des images qui si elles sont éminemment humoristiques nous renvoient à la désespérante réalité de nos existences contemporaines. Car au delà de la fantaisie c'est bien un réalisme parfois tragique et souvent grotesque qui transparaît. Les tirages en grand format et d'une très grande qualité font de cette exposition un immanquable.

Anne-Catherine Becker-Echivard, Temps Modernes jusqu'au 24 novembre 2006 à la Maison des Arts, Place Salvador Allende, Créteil.

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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 22:06

De Metalovoice et de son projet Territoires Occupés, on ne sait finalement que peu de choses…qui tiennent en quelques lignes dans la brochure décrivant l’ensemble de l’action qui prend place autour du village de Corbigny dans la Nièvre.

Sorte de résidence à visée coopérative entre artistes et agriculteurs, Territoires Occupés entend provoquer des rencontres entre des univers et des activités différentes. Si tel est le discours tenu par la compagnie Metalovoice, la matérialité du projet semble toute autre. Disséminées dans des aires de pâture, les 5 œuvres d’artistes sélectionnées pour l’occasion s’imposent à l’univers agricole plus qu’elles ne s’y inscrivent.

De coopération entre agriculteurs et artistes, on ne perçoit que la mise à disposition de terrains par les premiers au profit des seconds. Les œuvres, quant à elles semblent, s’enliser dans des thématiques rebattues (l’envahissement de nos campagnes par des lotissements de pavillons Phenix, la disparition du langage régional et de son héritage culturel…) et une réalisation peu convaincante. Pis, l’installation de Dimitri Xenakis et Maro Avrabou semble vouloir tourner le projet initial au ridicule en présentant des automobiles transformées en serres…emplies de plantes en plastiques. Seule l’œuvre de Delphine Saurat et Christian Chouin semble présenter une véritable réflexion sur l’espace et le paysage en convoquant des références ayant autant trait au land art qu’a la cartographie. On en vient alors à penser cyniquement que le projet originel n’a été rédigé que pour flatter le subventionneur potentiel…On ne peut que le déplorer. 

Territoires Occuppés, jusqu'au 21 septembre 2006 à Corbigny (58)

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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 10:38

Il est parfois des spectacles ou des expositions que l’on rencontre par hasard, le plaisir de la découverte n’en est que bien plus grand. C’est le cas de « Regards croisés sur les jardins d’essais », l’exposition du photographe Michel Denancé qui se tient au Parc Floral. Secret apparemment bien gardé, l’exposition se déroule dans un pavillon dont le calme contraste singulièrement avec le tumulte des concerts du Paris Jazz Festival qui se déroule à quelques pas.

Mais venons en à l’essentiel : la thématique de l’exposition. Michel Denancé, connu pour ses clichés dans le domaine de l’architecture s’intéresse ici à deux jardins méconnus. Le premier, le Jardin d’Essai du Hamma est situé à Alger et fût créé en 1832 pour mener des expérimentations sur de nouvelles espèces de plantes. Créé quelques 75 années plus tard, le Jardin d’Agronomie Tropicale est situé non loin du Parc Floral et s’inscrit dans les derniers vestiges de l’exposition coloniale de 1907. En mettant ces jardins en parallèle, Michel Denancé nous fait découvrir les similitudes troublantes entre ces lieux. Au-delà des magnifiques photographies se dessine un univers en décrépitude, survivance d’un passé aujourd’hui mal assumé.

Michel Denancé « Regards croisés sur les jardins d’essais », au Parc Floral Pavillon 21, Paris 12eme, jusqu'au 29 octobre 2006. 

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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 00:00

Il est une chose qui frappe dans cette exposition consacrée aux pratiques de l’espace public à Paris. C’est l’attention portée à la scénographie. Le sujet abordé est pourtant tellement vaste qu’il serait facile de se perdre dans la masse de documents proposés. En variant les supports (vidéos, écrits, photographies, maquettes), Voies Publiques propose un contenu riche de références. On se prend vite à déambuler dans l’espace d’exposition comme on le ferait dans une rue ou un jardin public. Ce qui présente le plus d’intérêt ici c’est un propos périphérique à la problématique abordée. En effet, impossible de passer à coté de l’uniformisation des espaces publics et de leurs paysages qui se dessine, même si ce n’est pas le propos initial, au travers des 28 projets présentés. Des espaces uniformes pour des usages divers, passant souvent par des détournements des aménagements urbains par les habitants. Les vidéos amènent plus particulièrement à s’interroger sur la capacité des urbanistes à ancrer leurs réalisations dans la réalité à mettre en œuvre l’absence de politique d’urbanisme qui caractérise la municipalité.

Voies Publiques, jusqu’au 4 juin 2006 au pavillon de l’Arsenal, 21 boulevard Morlan, Paris 4eme.

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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 00:00

Installé à Paris depuis environ 20 ans, Frédéric Borel y a construit quelques bâtiments remarqués par la critique architecturale. L’exposition qui lui est consacrée à la Galerie d’Architecture tente d’analyser son travail selon trois aspects : le symbolique, l’imaginaire et le réel. Au delà des réponses à des projets et du simple processus de production, l’exposition tente donc de mettre en lumière les liens existant entre les contraintes physiques et un processus créatif plus abstrait. A l’issu de ce premier volet, l’exposition se poursuivra lors d’un second volet à l’Ecole Spéciale d’Architecture (école dont Frédéric Borel est issu).

Frédéric Borel architecte paris, jusqu’au 23 mars à la Galerie d’architecture, 11 rue des Blancs Manteaux, Paris 4eme. Deuxième volet du 2 au 26 mars à l’Ecole Spéciale d’Architecture, 254 boulevard Raspail, Paris 14eme.

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