Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /2006 18:53

-la Villette propose Pelouse autorisées, un parcours artistique pluridisciplinaire en plein air et en accès libre.

-des pelouses au mur végétal du nouveau musée de Nouvel il n'ya qu'un pas qu'il faut franchir, malgré la foule qui semble emplir en permanence le lieu.

Par Xav - Publié dans : A faire ce week-end
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 13:56

-dans le cadre de l’opération Magenta Ephémère, Kader Attia vous convie à venir repeindre les bancs du boulevard, ce soir à partir de 19h30

-le festival Mal au Pixel, évènement dédié aux cultures électroniques, se poursuit dans plusieurs lieux de la région parisienne

Par Xav - Publié dans : A faire ce week-end
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /2006 16:19

Fêtant les vingt ans de son ballet cette année, Angelin Preljocaj se voyait consacrer deux programmes différents au Théâtre de la Ville. Après sa dernière création sur les Quatre Saisons que nous avions pu découvrir cet automne, le chorégraphe installé à Aix en Provence nous proposait donc deux pièces de son répertoire distantes de quinze années ; deux extrémités d’un style chorégraphique qui n’a cessé d’évoluer tout en gardant une personnalité forte.

Empty Moves, pièce pour quatre danseurs créée en 2004, prend pour bande son la performance d’Empty Words que John Cage donna à Milan en 1977. Ardent défenseur de l’aléatoire et du hasard dans la création artistique, Cage basait son travail sur les concepts du I Ching. Servant de base à la composition, à l’écriture ou la réécriture de textes, le I Ching était l’instrument principal d’une œuvre sa caractérisant par sa forte abstraction. Du texte d’Henry David Thoreau qui servit de point de départ à Empty Words, il ne reste à l’arrivée que des syllabes désarticulées, vides de sens, assenées à un public partagé entre la moquerie et le recours à l’insulte. C’est donc sur cette lecture mouvementée et particulièrement symbolique que les quatre danseurs évoluent. Angelin Preljocaj abandonne ici toute thématique et artifice de scénographie pour se concentrer sur le mouvement, sa fluidité et sa dimension esthétisante. Le travail sur les portées et l’enchevêtrement des corps est particulièrement ciselé et la gravité ne semble plus avoir de prise sur les danseurs. Cette danse aérienne rappelle un autre pièce récente de Preljocaj : Helikopter. Dépouillé et réduit à sa matière essentielle, Emtpy Moves touche au sublime.

A l’opposé du spectre Preljocaj se trouve Noces, chorégraphie de 1989 sur la pièce de Stravinsky du même nom. D’influence néo-classique, ce ballet était déjà marqué par certaines des caractéristiques qui feront le style du chorégraphe tout au long de sa carrière. Le travail sur les diagonales y est par exemple très présent. Noces de par son caractère classique revendiqué n’aurait aucun mal à entrer au répertoire d’un de nos opéras nationaux. N’en déplaise à certains, ce programme prouve, s'il en était encore besoin, qu'Angelin Preljocaj est l’un des quelques très grands chorégraphes français.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /2006 11:31

Evénement consacré à la jeune création contemporaine, 100 Dessus Dessous est devenu au fil de ses quatre premières éditions un rendez-vous incontournable pour qui s’intéresse à ces formes contemporaines qui mêlent danse, théâtre et performance. C’est dans les lieux de résidence mis à disposition par la Villette tout au long de l’année que les différents spectacles de 100 Dessus Dessous sont présentés. Ce cadre marque une valeur symbolique forte puisque beaucoup des œuvres présentées sont caractérisées par une volonté d’expérimentation et sont encore en pleine évolution.

C’est le cas, au moins en partie, de A ?, de la chorégraphe et danseuse Anne Juren. Ayant exécuté une même séquence de mouvements dans plusieurs lieux, cette dernière s’est appuyée sur les descriptions faites par les spectateurs de sa performance pour élaborer son spectacle. Si l’objet chorégraphique final peut paraître obscur, la démarche de l’artiste est particulièrement intéressante et démontre, à travers une radicalité certaine, les limites des langages chorégraphiques et syntaxiques.

Dans un registre totalement diffèrent, Look Look, petite forme de 20 minutes interprétée en duo avec Kroot Jurak, s’inspire des processus de création de l’univers de la mode. Pantalons, chemises, robes et jupes se voient détournés de leur usage habituel pour créer des modèles éphémères tout à fait convaincants. Le tout non sans jeter un regard gentiment méprisant sur la prédominance de l’image dans laquelle l’industrie du luxe nous enferme. La réussite est totale.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /2006 00:00

Les habitués des spectacles de la compagnie Montalvo/Hervieu gardent certainement en mémoire la présence scénique éclatante de Merlin Nyakam, interprète à l’énergie particulièrement communicative. C’est aujourd’hui en tant que chorégraphe à la tête de sa jeune compagnie que le danseur camerounais se présente à Chaillot. « Mais on m’a dit… ». C’est avec ces quelques mots que Liberté d’Expression, la deuxième création de la compagnie la Calebasse s’ouvre sur un univers particulièrement jouissif et rythmé. On nous avait en effet « dit » qu’il fallait absolument voir ce spectacle…

Liberté d’Expression détone, à notre grand bonheur, avec les courants esthétiques actuels dominant les créations chorégraphiques, et est marqué par une fraîcheur et une originalité indéniable. La force de persuasion de Merlin Nyakam est si forte que certaines scènes qui relèvent presque du cliché – on pense ici à ce tableau réunissant des individus aux signes « ostentatoires » reflétant des croyances diverses- ne sombrent à aucun moment dans les travers qu beaucoup n’auraient su éviter. En usant de l’humour et de la distanciation, le chorégraphe fait preuve d’une approche qui ne laisse aucune place à la pensée moraliste démagogique. La non communication thème rebattu par nombre d’artistes contemporains semble bien convenir à Merlin Nyakam qui saint en tirer un spectacle magistral. Un véritable moment de bonheur aux sons des percussions et du balafon.

Liberté d’Expression par Merlin Nyakam et la compagnie la calebasse, jusqu’au 7 avril au Théâtre National de Chaillot, Paris 16eme

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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