Mercredi 16 novembre 2005
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A voir la tête de ces quatre là sur l’Agora d’Evry, on penserait plus avoir affaire à la mafia russe qu’à une troupe de théâtre. Il n’en est pourtant rien. Les comédiens de tg STAN (toneelspelersgezelschap Stop Thinking About Names) s’évertuent depuis plus de 15 ans à réinventer les pratiques théâtrale académiques. De fait, Jolente De Keersmaeker, Sara De Roo, Damiaan De Schrijver et Frank Vercruyssen se refusent à être les simples instruments d’un metteur en scène. Chaque spectacle est alors le fruit d’un travail commun, réalisé autour d’une table plus qu’en répétitions. De la traduction du texte à l’interprétation, aucune étape du processus créatif n’échappe à ce noyau soudé de comédiens qui s’étoffe ponctuellement au grés des expériences scéniques.
Pour le Festival D’Automne, tg STAN ne présente pas moins de 5 spectacles dont un est le résultat d’une commande passé à José Luis Peixoto, jeune auteur portugais, sur le thème du terrorisme. Et comme l’immédiateté et l’urgence sont au cœur du travail de la compagnie, deux soirées Impromptu réuniront des invités autour d’un programme annoncé à la dernière minute.
Tg STAN au Festival d’Automne jusqu’au 30 novembre à l’Agora d’Evry et au Théâtre de la Bastille, Paris 11eme
Par Xav
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Samedi 12 novembre 2005
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C’est lorsque le public et ses clameurs sont partis que le théâtre devient un lieu d’extrême solitude pour Svetlovidov, comédien sénescent au crépuscule de sa carrière. Surpris par le sommeil dans sa loge à l’issu d’une représentation, il ne lui reste pour passer la nuit que l’obscurité et l’écho d’un lieu désespérément dépeuplé, si ce n’est pour la présence fantomatique du souffleur. Le Chant du Cygne, bref drame de 25 minutes nous plonge au coeur du questionnement d’un bouffon ayant oublié jusqu’à l’essence de son art pour « divertir les oisifs » et qui n’en aura retiré qu’un amour feint, une indifférence réelle. Avant de tirer sa révérence, un dernier soubresaut de Svtetlovidov, déclamant quelques bribes de Boris Godounov, Lear ou Hamlet nous prouve qu’il est encore capable de vérité. Ce court prélude, dont on ne percevra que les voix et les ombres, se suffirait presque à lui-même tant il est joué d’une manière remarquable.
Alain Françon aura choisi Platonov, texte de jeunesse maintes fois retravaillé, pour compléter le programme de cette soirée consacrée à Tchekhov. En montant la version « longue » de ce manuscrit, le directeur du Théâtre de la Colline s’est attelé à une tache de grande ampleur.
Dés le lever de rideau sur un intérieur bourgeois, la société qui nous est dépeinte présente tous les maux d’une époque caractérisée par l’immédiateté. D’une scénographie classique naît un certain décalage avec l’interprétation d’un cynisme exquis. Chaque personnage semble présenter les vices d’un monde au bord du gouffre. Vices qui semblent tous concentrés par le personnage de Platonov, sorte de dandy roi de l’esclandre et de la séduction. Si la première partie de la pièce se révèle d’une effervescence particulièrement jouissive, le dénouement, lui, sombre dans l’emphase mélodramatique et l’excès du jeu de certains comédiens. La version « courte » n’aurait elle pas été suffisante ?
Le Chant du Cygne/Platonov, jusqu’au 23 décembre 2005, Théâtre de la Colline, Paris 20eme
Par Xav
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Mercredi 2 novembre 2005
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Annoncé comme l’un des évènements de cette rentrée, la création présenté par Hanspeter Kyburz et Emio Greco 9 novembre prochain au Centre Pompidou s’inscrit comme la suite d’une collaboration entamée par les deux artistes en 2004. Questionant les rapports entre musique et danse, Double Points +, permettra au danseur, grâce à un système de capteurs, de venir mêler sa propre musique à celle du compositeur, interprétée pour l’occasion par l’Ensemble Intercontemporain. Fruit de recherches menées à l’Ircam, le dispositif électronique utilisé permet donc de concrétiser chaque mouvement de manière audible. Une façon différente de percevoir l’acte chorégraphique qui se retrouve dans le titre de la première œuvre présentée en première partie de soirée : Danse aveugle. Les deux rencontres organisées autour de ce spectacle permettront d'en savoir plus et sont à ne pas manquer.
Emio Greco et Hanspeter Kyburz, du 9 au 11 novembre Grande Salle du Centre Pompidou, Paris 4eme. Rencontres autour de cette collaboration avec hanspeter Kyburz (12h) Emio Greco (17h) au même endroit le 10 novembre.
Par Xav
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Jeudi 27 octobre 2005
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Une bonne raison d’aller visiter, pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, les Laboratoires d’Aubervilliers. C’est dans ce lieu de création et de diffusion que Claudia Triozzi revient régulièrement au fil de résidences et de créations mêlant chorégraphie et performance. Se concentrant cette fois sur la voix, l’ancienne interprète d’Odile Duboc et Georges Appaix présente Opera’s Shadows, dernier volet d’une trilogie commencée en 2002 afin d’explorer d’autre champs que la danse. Proposition artistique aventureuse en perspective.
Opera's Shadows deClaudia Triozzi, du 26 au 28 octobre aux Laboratoires d'Aubervilliers, 41 rue Lecuyer, Aubervilliers.
Par Xav
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Mercredi 26 octobre 2005
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Nous ne nous exprimerons pas ici sur La place du Singe, dernière collaboration de Mathilde Monnier et Christine Angot que nous n’avons pas encore vu. Mais les fulgurances de cette dernière rapportées dans la vidéo de présentation du spectacle nous ont laissé quelque peu perplexes. On peut y découvrir la rhétorique accablante dont l’auteur semble coutumière. Discours tenant plus de la crise d’adolescence que de la réflexion artistique profonde et qui ne nous poussera certainement pas vers le Théâtre de la Colline.
La place du singe, du 9 novembre au 8 décembre, Théâtre de la Colline, Paris 20eme
Par Xav
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