Samedi 5 février 2005
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Dénoncer le délit de faciès, tel était le but avouer par Jota Castro lors du vernissage/performance de son Exposition Universelle 1 au Palais de Tokyo. Une dénonciation qui s'exprimait à travers la discrimination positive du public se présentant aux portes du vernissage. D'un coté une entrée "blancs", se perdant dans un serpentin de barrière et dont le débit était régulé par deux agents de sécurité très enclins à fouiller les sacs et à user de leur détecteur de métaux. De l'autre, le chemin que pouvaient emprunter toutes les autres couleurs de peau. Une entrée directe cette fois, sans aucun contrôle. Passons outre le caractère anecdotique de cette gentille discrimination pour nous intéresser au contenu même de l'exposition.
De son passé de diplomate aux Nation Unies et à l'Union Européenne, Jota Castro tire l'essence de son travail, à savoir une critique souvent politique de nos sociétés "malmédiatisées". Pour Exposition Universelle 1, une dizaine d'installations récentes ou créées spécifiquement pour l'occasion sont présentées. La portée des différentes oeuvres se révèle assez inégale. Si certaines pièces provoquent une véritable réflexion, d'autres dégagent une impression de facilité et de manque d'aboutissement. Que dire par exemple de cette oeuvre inspirée par la chanson Strange Fruit, naguère chantée par Billy Holliday? Pas grand chose si ce n'est qu'elle laisse froid tant elle parait peu réfléchie.
A l'inverse, certaines installations séduisent par leur abstraction et leur capacité à impliquer les visiteurs dans leur découverte. Jota Castro s'en tire plutôt pas mal, même si l'ensemble manque de cohésion et que certaines oeuvres se révèlent nettement plus faibles que d'autres.
Jota Castro, Exposition Universelle 1, jusqu'au 3 avril 2005, Palais de Tokyo (Paris 16eme)
Par Xav
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Publié dans : Arts visuels et plastiques
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Samedi 5 février 2005
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Dans le cadre des Casse-croutes à l'Opéra Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris viendra défendre la production de la Flute Enchantée présentée actuellement à Bastille. L'occasion d'expliquer une mise en scène décriée et de défendre un spectacle très durement critiqué.
Rencontre/débat avec Gérard Mortier autout de la flute enchantée, amphithéâtre Bastille, jeudi 17 février à 13h.
Par Xav
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Vendredi 4 février 2005
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Pléthore d'activités s'offrent à vous pour ce weekend:
-le Vingtième Théâtre présente en deuxième horaire Duel, un spectacle humoristico-musical. Enfin je suppose que personne n'ignorait l'existence de ce spectacle dont les affiches sont visibles partout dans Paris.
-L'Orchestre d'Ile de France rend en ce moment hommage aux Ames romantiques à travers un programme réunissant des oeuvres de Robert et Clara Schumann ainsi que de Louise Farrenc. A écouter ce soir à Antony (92), samedi à Charenton (94) et dimanche à Montereaux (77)
-Jota Castro présente de puis hier soir son exposition Discrimination Day au Palais de Tokyo. Une critique détaillée de cette exposition sera postée sous peu puisque j'étais au vernissage hier soir.
-C'est devenu une tradition, Sons d'Hiver consacre chaque année une soirée au Vision Festival de New York. L'occasion de découvrir des musiciens inventifs et dont les concerts en Europe sont rares.
Par Xav
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Jeudi 3 février 2005
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Je travaille en ce moment sur la présentation de Panopticon. Veuillez donc excuser les éventuels problèmes d'affichage.
Par Xav
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Publié dans : L'actualité de Panopticon
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Lundi 31 janvier 2005
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Sil mest déjà arrivé de me trouver au milieu dune formation orchestrale lors de répétitions, jamais je navais pu assister à un concert depuis la scène, espace quasi-sacré réservé aux artistes. Loin du protocole presque désuet de certains concerts classiques, les représentations de lOrchestre Lamoureux tendent à abolir la distance entre les exécutants et le public. Cest ainsi que, fait rarissime, lorchestre auto-proclamé « alternatif » convie, à chacun de ses concerts, quelques spectateurs à se fondre parmi les musiciens. Une expérience unique partagée par dix spectateurs lors du concert de dimanche dernier au Théâtre des Champs Elysées. Trêve de détours syntaxiques, je faisais parti de ces dix là et jen garde un magnifique souvenir. Celui dun regard privilégié sur le travail de lorchestre et un ressenti de la musique aussi physique quauditif. Difficile pour le spectateur présent dans la salle dimaginer la tension liée à linterprétation dune uvre telle que la 9eme Symphonie de Beethoven. Etre sur scène au milieu des musiciens cest vivre cette tension, faire corps avec la musique, être submergée par elle lorsque les trimballes rugissent et que le chur fait entendre ses voix dans le dernier mouvement.
Et dire que cet orchestre a frôlé la mort ! On le sait désormais, lOrchestre Lamoureux vivra, grâce à laugmentation de sa subvention par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) de 75 000. Espérons que cela sera suffisant pour assurer la pérennité de cet ensemble dont lapproche de la musique est unique.
Par Xav
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