Dimanche 11 mars 2007
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Une année sur deux, les plateaux des théâtres du département du Val de Marne se font espaces privilégiés pour la diffusion de la danse. Le festival de la Biennale Nationale de Danse du Val de Marne, puisque c'est de cela qu'il s'agit, n'est que la partie la plus visible des activités de cette institution historique du paysage chorégraphique nationale. Mais qui parle de visibilité ne peut éluder l'impact symbolique que celle-ci a sur la perception de cette organisation par le public.
En nous présentant certains chorégraphes, la biennale doit faire montre publiquement une fois tous les deux ans de ses prises de positions esthétiques et de son engagement. Quoi de plus triste donc que de voir s'ouvrir cet évènement par une création toute récente de Daniel Dobbels et Gérard Pesson, réspectivement chorégraphe vieillissant et compositeur poussiéreux? Si l'affiche nous paraissait déjà étonnante pour une soirée de cette importance, le résultat nous plongea dans l'expectative.
Rien, absolument rien de ce qui ne se passa sur le plateau, ne parvenait à nous sortir de cette impression tenace de déjà vu. Oui, ce style de danse néo-classique était novateur il y a quatre ou cinq décennies. Aujourd'hui il n'a plus qu'une saveur bien fade. Oui, Gérard Pesson pouvait peut être passer jadis pour un compositeur en devenir (on pardonne beaucoup à la jeunesse). Aujourd'hui son pillage systématique de l'histoire de la musique française (de Debussy à Messiaen en passant par Jolas, son professeur) nous désespère de ses talents musicaux. La biennale soutient de la création? De la (re)création plutôt, d'une sauvegarde d'un certain patrimoine qui fleure la Naphtaline. Point de hasard si cette soirée d'ouverture s'est déroulée devant une salle au tiers vide.
Par Xav
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Samedi 27 janvier 2007
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18:22
Il y’a quelque chose de profondément étrange dans les créations qui émanent des Ballets C de la B, entité pluricépahale chorégraphique établie depuis 1984 en Belgique. L’année dernière, Alain Platel nous avait nourri avec VSPRS de sa vision toute personnelle de la ferveur et du mysticisme au Théâtre de la Ville. Difficile de ne pas établir de parallèle entre cette relecture de vêpres de Monteverdi et Import/Export, spectacle qui nous est aujourd'hui présenté par Koen Augustijnen.
Dans un décor de hangar ou s’empilent palettes et conteneurs un quatuor à corde et un alto chantent des chants d’un autre temps, inspirés ou adaptés de Couperin, Charpentier ou encore Clérembeau...Dans cet univers décalé ou l’industrialisme semble atteindre son crépuscule, les corps sont bringueballants, martyrisés, distordus et meurtris. Si les coups se terminent parfois en caresses, c’est une extrême violence qui prédomine. Fait de chocs et de quasi-dislocation, le vocabulaire corporel de Koen Augustijnen et de ses danseurs/acrobates semble faire écho à un irrésistible sentiment d’aliénation. Mais...ce n’est pas tout. A l’image de son titre, ce spectacle est ceint en deux parties. Alors que les interprètes s’alignent à l’avant scène comme pour venir saluer, un autre spectacle, beaucoup plus léger et burlesque prend le dessus.
De jeu de téléphone arabe en monologues absurdes, une autre réalité dont seuls sont capables les ballets C de la B semble naître. Au sortir d’une telle aventure, on ne se hasarde pas à essayer de nommer ce à quoi l’on a assisté tant il y'a matière à être déconcerté ...mais une chose est certaine, cela valait la peine d’être vu.
Par Xav
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Mercredi 24 janvier 2007
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Les Instants Chavirés annoncent par l’intermédiaire de leur site Internet que leur saison 2007 ne démarrera pas avant le moi de Mars, faute de moyens financiers. Rappelons que ce lieu hors normes n’a cessé de défendre depuis 1991 une autre conception des musiques d’aujourd’hui, prenant partie pour une exigence et un éclectisme qui ne trouve son pareil dans aucun autre lieu de diffusion musicale en France.
Par Xav
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Dimanche 7 janvier 2007
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08:55
Chaque spectacle d’Ariane Mnouchkine est attendu avec grande impatience par les amateurs de théâtre. Il faut dire que la metteur en scène, éminente figure d’une conception renouvelée du théâtre née dans les année 70, a très souvent touché au génie en montant les textes des autres de Molière à Cixous en passant par Shakespeare.
Bien sûr, il y’a eu depuis le Dernier Caravanserail, une premier spectacle explorant un travail basé sur l’improvisation. Le résultat, peu convaincant, laissait encore malgré tout transparaître l’éclat d’un savoir de la mise en scène hors du commun.
C’est d’ailleurs les idées de mise en scène explorées dans cette précédente création qu’Ariane Mnouchkine reprend aujourd'huipour ses Ephémères. Instantannés de la vie quotidienne, les saynètes se succèdent sans réel lien si ce n’est le regard constamment misérabiliste qui est posé sur la condition humaine. La pitié bien pensante qu’il nous « faut » éprouver pour le couple criblé de dettes, la mère qui élève seule son enfant où encore le transsexuel rejeté est absolument étouffante. Il n’est plus ici question de texte, mais d’une mauvaise vision documentaire. Rien ne sauve l’affaire, ni le dispositif scénique autrefois génial mais emprisonné sur un plateau exigu et bifrontal, ni la musique de Jean-Jacques Lemêtre, qui ne nous avait jamais habitué à autant de mièvrerie. Le Théâtre du Soleil semble, avec ce spectacle, ne plus vivre que sur les reliques d’une utopie, qui en abandonnant son caractère politique n’est plus capable que d’une lumière doucereuse.
Les Ephémères, jusqu’à plus soif au Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12eme.
Par Xav
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Samedi 30 décembre 2006
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L’appellation de Folies Végétales qui fait titre à l’exposition de Patrick Blanc à l’Espace Electra n’est pas usurpée. Dans l’espace de projection, nous découvrons en effet à travers une courte vidéo, l’obsession véritable du botaniste français pour tout ce qui a trait au monde végétale. C’est cette obsession, une curiosité sans borne et un désir de transmission qui ont guidé la conception des six installations végétales et des photos qui les accompagnent. Plus loin que la simple présentation botanique, Folies Végétales a une visée artistique indiscutable, mettant en relief les caractéristiques particulières de certains végétaux à travers les scénographies très travaillées d’Alexis Tricoire. Visuellement, le résultat est unique et approche les travaux les plus plastiques de Patrick Blanc, comme le mur végétale, concept dont il est l’inventeur. On ne se lasse pas de l’univers quasi merveilleux qui se dégage de cette exposition.
Folies Végétales, jusqu’au 4 mars 2007 à l’Espace Electra, 6 rue Récamier, Paris 7eme.
Par Xav
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