Jeudi 7 juin 2007
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20:57
Il est de ces soirs où l’on se prend à maudire Charles Garnier pour l’attention qu’il a pu porter aux fastes et aux dorures de son opéra plus qu’au confort des spectateurs qui devaient l’occuper. En ces moments de grand exodes d’un public d’abonnés philistins et passéistes, quittant la représentation de Da gelo a gelo dans les craquements des sièges sur lesquels il leur sied certainement mieux de poser leurs séants pour une énième représentation de Cosi fan Tutte, nous avons, chers lecteurs, presque perdu foi en l’avenir de l’Homme. Car quitter en masse un spectacle de cette beauté n’est point pardonnable.
Certes cet opéra de Salvatore Sciarrino mis en scène par Trisha Brown ne fait pas appel à une temporalité et à une narration familière à un public occidental. Il faut se laisser porter par ces poèmes d’Izumi Shikibu et la musique lancinante du compositeur italien pour vivre cet opéra comme une expérience contemplative. Certains verront des références Wilsoniennes dans la mise en scène de Trisha Brown. Si visuellement certains points communs peuvent exister, le langage du metteur en scène et de la chorégraphe n’ont que peu à voir. Il s’agit bel et bien, avec Da gelo a gelo, de faire danser l’opéra plus que de le mettre en scène. Trisha Brown excelle dans la composition de ces mouvements tout en fluidité mis en valeur par les splendides drapés des costumes. Tant pis pour les spectateurs démissionnaires…
Par Xav
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Publié dans : Musique
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Mardi 5 juin 2007
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20:33
Il y a peu nous vous parlions de la Cité de l’Histoire de l’Immigration ou out du moins de sa préfiguration et des travaux se déroulant sur site. Autre projet important à Paris, piloté par la municipalité celui-là, le 104 (rue d’Aubervilliers) ouvrira ses portes l’année prochaine (très probablement après la fin du mandat de l’actuel maire de Paris, ce qui ne manquera pas d’irriter l’intéressé qui ne connaîtra pas non plus l’achèvement de la Gaieté Lyrique). En attendant, il est enfin possible d’en savoir plus sur le projet porté par Robert Cantarella et Frédéric Fisbach.
Par Xav
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Publié dans : Obliques et parallèles
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Dimanche 27 mai 2007
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18:28
On avait manqué à plusieurs reprises la précédente création de Maria Donata d’Urso (Collection Particulière) pour des raisons de calendrier. Les quelques photos que nous avions pu en apercevoir, entre autres dans le programme du CND nous avait pourtant interpelé. C’est dans un dispositif en forme d’anneau, sorte de grande lentille forçant une perspective que la danseuse italienne évoluera tout au long de Lapsus, nouvelle pièce présentée aux Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint-Denis.
Toujours dans une semi-pénombre, c’est à une performance quasi picturale que nous convie le spectacle. Ici s’expose le corps, presque toujours méconnaissable, comme matériau d’une peinture abstraite et constamment mouvante. Entre éclipses et crépuscules, la morphologie humaine est parfois entrevue comme en lévitation ou en flottaison dans un élément liquide invisible. Oui la beauté de ce travail pourra être perçue comme froide par certains. Mais nous ne sommes pas de ceux là. Lapsus est une vraie réussite, concrétisation d’un travail original et réellement abouti.
Par Xav
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Publié dans : Théâtre/Danse
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Dimanche 20 mai 2007
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08:13
C’est à l’occasion de la troisième Nuit des Musées que le public a pu découvrir pour la première fois ce que sera la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. Crée en 2006, l’établissement public destiné à piloter ce projet s’installe peu à peu au Palais de la Porte Dorée qui accueillera dés son ouverture une exposition permanente, des expositions temporaires, des spectacles vivants et des conférences.
Pour l’heure, il est possible de suivre l’avancement de la mise en œuvre du projet de Patrick Bouchain (encore lui) sur le blog du chantier ou lors des visites désormais hébdomadaires.
Par Xav
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Publié dans : Obliques et parallèles
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Dimanche 15 avril 2007
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18:56
Si le titre de la pièce présentée par Jonathan Burrows et Matteo Fargion dans le cadre du festival 100 dessus dessous s’intitule Speaking Dance, les amateurs d’art chorégraphique au sens strict du terme seront bien déçus par la performance, pourtant remarquable, des deux artistes. De danse nous n’en verrons que peu sur le plateau. Le dispositif place le compositeur et le danseur sur deux chaises qu’ils ne quitteront que très épisodiquement durant leur performance. Ici tout se joue sur les sonorités, les mots, les syllabes fusant avec un placement rythmique impeccable.
Maniant avec talent l’absurdité et le non sens, speaking dance tient autant de la poésie sonore que de la réflexion sur les pratiques musicale et chorégraphique. Inévitablement on pensera à des références évidentes : John Giorno, Gertrude Stein, John Cage, le Spoken Word, la poésie sonore et toute cette culture qui n’a pas attendu l’avènement médiatique du slam pour faire de l’oralité sa matière principale. On en redemande! Comme quoi, ce festival nous réserve à chaque édition de bonnes surprises.
Par Xav
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Publié dans : Théâtre/Danse
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