Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 18:28

On avait manqué à plusieurs reprises la précédente création de Maria Donata d’Urso (Collection Particulière) pour des raisons de calendrier. Les quelques photos que nous avions pu en apercevoir, entre autres dans le programme du CND nous avait pourtant interpelé. C’est dans un dispositif en forme d’anneau, sorte de grande lentille forçant une perspective que la danseuse italienne évoluera tout au long de Lapsus, nouvelle pièce présentée aux Rencontres Chorégraphiques de Seine Saint-Denis.

Toujours dans une semi-pénombre, c’est à une performance quasi picturale que nous convie le spectacle. Ici s’expose le corps, presque toujours méconnaissable, comme matériau d’une peinture abstraite et constamment mouvante. Entre éclipses et crépuscules, la morphologie humaine est parfois entrevue comme en lévitation ou en flottaison dans un élément liquide invisible. Oui la beauté de ce travail pourra être perçue comme froide par certains. Mais nous ne sommes pas de ceux là. Lapsus est une vraie réussite, concrétisation d’un travail original et réellement abouti.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /2007 08:13

C’est à l’occasion de la troisième Nuit des Musées que le public a pu découvrir pour la première fois ce que sera la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. Crée en 2006, l’établissement public destiné à piloter ce projet s’installe peu à peu au Palais de la Porte Dorée qui accueillera dés son ouverture une exposition permanente, des expositions temporaires, des spectacles vivants et des conférences.

Pour l’heure, il est possible de suivre l’avancement de la mise en œuvre du projet de Patrick Bouchain (encore lui) sur le blog du chantier ou lors des visites désormais hébdomadaires.

 

Par Xav - Publié dans : Obliques et parallèles
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 18:56

Si le titre de la pièce présentée par Jonathan Burrows et Matteo Fargion dans le cadre du festival 100 dessus dessous s’intitule Speaking Dance, les amateurs d’art chorégraphique au sens strict du terme seront bien déçus par la performance, pourtant remarquable, des deux artistes. De danse nous n’en verrons que peu sur le plateau. Le dispositif place le compositeur et le danseur sur deux chaises qu’ils ne quitteront que très épisodiquement durant leur performance. Ici tout se joue sur les sonorités, les mots, les syllabes fusant avec un placement rythmique impeccable.

Maniant avec talent l’absurdité et le non sens, speaking dance tient autant de la poésie sonore que de la réflexion sur les pratiques musicale et chorégraphique. Inévitablement on pensera à des références évidentes : John Giorno, Gertrude Stein, John Cage, le Spoken Word, la poésie sonore et toute cette culture qui n’a pas attendu l’avènement médiatique du slam pour faire de l’oralité sa matière principale. On en redemande! Comme quoi, ce festival nous réserve à chaque édition de bonnes surprises.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 08:03

Une année sur deux, les plateaux des théâtres du département du Val de Marne se font espaces privilégiés pour la diffusion de la danse. Le festival de la Biennale Nationale de Danse du Val de Marne, puisque c'est de cela qu'il s'agit, n'est que la partie la plus visible des activités de cette institution historique du paysage chorégraphique nationale. Mais qui parle de visibilité ne peut éluder l'impact symbolique que celle-ci a sur la perception de cette organisation par le public.

En nous présentant certains chorégraphes, la biennale doit faire montre publiquement une fois tous les deux ans de ses prises de positions esthétiques et de son engagement. Quoi de plus triste donc que de voir s'ouvrir cet évènement par une création toute récente de Daniel Dobbels et Gérard Pesson, réspectivement chorégraphe vieillissant et compositeur poussiéreux? Si l'affiche nous paraissait déjà étonnante pour une soirée de cette importance, le résultat nous plongea dans l'expectative.

Rien, absolument rien de ce qui ne se passa sur le plateau, ne parvenait à nous sortir de cette impression tenace de déjà vu. Oui, ce style de danse néo-classique était novateur il y a quatre ou cinq décennies. Aujourd'hui il n'a plus qu'une saveur bien fade. Oui, Gérard Pesson pouvait peut être passer jadis pour un compositeur en devenir (on pardonne beaucoup à la jeunesse). Aujourd'hui son pillage systématique de l'histoire de la musique française (de Debussy à Messiaen en passant par Jolas, son professeur) nous désespère de ses talents musicaux. La biennale soutient de la création? De la (re)création plutôt, d'une sauvegarde d'un certain patrimoine qui fleure la Naphtaline. Point de hasard si cette soirée d'ouverture s'est déroulée devant une salle au tiers vide.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 18:22

Il y’a quelque chose de profondément étrange dans les créations qui émanent des Ballets C de la B, entité pluricépahale chorégraphique établie depuis 1984 en Belgique. L’année dernière, Alain Platel nous avait nourri avec VSPRS de sa vision toute personnelle de la ferveur et du mysticisme au Théâtre de la Ville. Difficile de ne pas établir de parallèle entre cette relecture de vêpres de Monteverdi et Import/Export, spectacle qui nous est aujourd'hui présenté par Koen Augustijnen.

Dans un décor de hangar ou s’empilent palettes et conteneurs un quatuor à corde et un alto chantent des chants d’un autre temps, inspirés ou adaptés de Couperin, Charpentier ou encore Clérembeau...Dans cet univers décalé ou l’industrialisme semble atteindre son crépuscule, les corps sont bringueballants, martyrisés, distordus et meurtris. Si les coups se terminent parfois en caresses, c’est une extrême violence qui prédomine. Fait de chocs et de quasi-dislocation, le vocabulaire corporel de Koen Augustijnen et de ses danseurs/acrobates semble faire écho à un irrésistible sentiment d’aliénation. Mais...ce n’est pas tout. A l’image de son titre, ce spectacle est ceint en deux parties. Alors que les interprètes s’alignent à l’avant scène comme pour venir saluer, un autre spectacle, beaucoup plus léger et burlesque prend le dessus.

De jeu de téléphone arabe en monologues absurdes, une autre réalité dont seuls sont capables les ballets C de la B semble naître. Au sortir d’une telle aventure, on ne se hasarde pas à essayer de nommer ce à quoi l’on a assisté tant il y'a matière à être déconcerté ...mais une chose est certaine, cela valait la peine d’être vu.

Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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