Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 19:33
Ayant vu le dernier spectacle de Zingaro lors de ses premières représentations, je livre mes impressions avec beaucoup de retard, ce qui permet un certain recul. Disons le d’emblée, et même si je ne l’ai pas reconnu au sortir de la salle, Bartabas a le mérite d’avoir pris des risques. Celui, artistique, d’avoir voulu faire quelque chose de totalement diffèrent de sa production antérieure. Celui, financier cette fois, d’avoir quasiment divisé la jauge de sa salle par deux en la repensant autour d’un gradinage circulaire central. Les mauvaises langues diront que son coup de gueule/coup de poing à la DRAC aura peut être permis le financement de ce nouveau dispositif peu rentable en terme de billetterie…peu importe.

De Darshan, puisque c’est le nom de ce nouveau spectacle, je ne me rappelle que du tourbillon infini de ce carrousel équestre. Des images qui s’y succédaient, plus ou moins heureuses, plus ou moins inventives, plus ou moins déjà vues chez d’autres (j’ai beaucoup pensé à Montalvo/Hervieu) je n’ai pas retiré grand-chose. Dommage lorsque l’on sait le talent du cavalier pour créer de la poésie, de la fougue, voir des expériences quasi-mystiques. Certains trouveront certainement cela très bien, mais moi, je crois que je ne comprends plus Bartabas.

Darshan, Fort d’Aubervilliers, 176, avenue Jean-Jaurès 93300 Aubervilliers, jusqu’au 20 juin 2010
Par Xav - Publié dans : Théâtre/Danse
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 17:14
Exposition du contexte
Pour ceux qui auraient échappé aux nombreux articles scandalisés parus dans la presse ces derniers jours : l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris présente du 13 au 21 février 2010 une exposition qui présente les travaux des étudiants de son programme de recherche La Seine, du 3e cycle du Royal College of Art à Londres et de LASALLE College of the Arts à Singapour.

http://www.archicool.com/presse/6362.jpgL’objet du scandale
Parmi ces travaux, l’œuvre de Siu Lan Ko présente une série de kakemonos prenant la place des supports de communication de l’ENSBA sur la façade du bâtiment. Ceux-ci portent les mots « Travaillez », « Moins », « Plus » et « Gagnez ». Aussitôt installés, l’œuvre, l’œuvre fût déposée par décision de l’ENSBA.

Les loups hurlent avec les loups
Comme toujours dans de pareils cas la presse ne manque pas, dans son implacable emballement, de mots forts. « Censure », « Atteinte à la liberté d’expression », « République Bananière », sont certains des termes que l’on retrouve au fil des articles sur le sujet, sans qu’il nous soit réellement expliqué de quoi il retourne. La nationalité de l’artiste (chinoise) permet de plus des comparaisons outrées avec la liberté de création telle qu’exercée dans la République Populaire. Certains n’hésitent pas même à établir directement un rapport entre le décrochage de l’œuvre et une pression qui serait venue directement du chef de l’état, dont l’œuvre reprend les mots. Après tout, cela est facile, ne demande pas grande analyse et est très certainement plus profitable que de fournir une véritable information étayée. Censure par qui ? Dans quel contexte exacte ? Aucun journaliste ne semble capable ou prêt à nous le dire, préférant joindre sa voix à celle de la meute. Autant que le décrochage de l’œuvre, c’est l’analyse (ou son absence) des journalistes sur le sujet qui me pose foncièrement problème.

Chat échaudé craint l’eau froide

En l’absence d’éléments probants sur cette affaire on ne peut que soulever certaines interrogations. Henry-Claude Cousseau (directeur de l’ENSBA) a-t-il craint pour les conséquences sur les financements de son établissement, demandant de lui-même le décrochage de l’œuvre ? A-t-il gardé un certain traumatisme de son expérience passé le conduisant à une prudence extrême ? Henry-Claude Cousseau avait été personnellement mis en examen en tant que directeur du CAPC suite à l’exposition Présumés Innocents, sur des chefs ayant trait à une prétendue diffusion d’images pédo-pornographiques. Toujours est-il que la communication de l’ENSBA est pour le moins maladroite. Dans un communiqué de presse du 11 février, l’école prétendait que l’ « accrochage s’est fait sans que la direction de l’établissement en soit informée. » (sic). Ligne de défense peu vraisemblable mais qui méritait d’être tenté…qui sait, l’ENSBA nous prend peut-être pour de grands naïfs.

Le Ministre en pompier
Heureux dénouement : Frédéric Mitterrand sera intervenu lui-même pour faire reposer l’œuvre. L’incendie médiatique s’éteint sans qu’il nous soit apporté les éléments nécessaires à se forger une véritable opinion sur le sujet…demain les médias nous inventeront un autre scandale.
Par Xav - Publié dans : Politique culturelle and co...
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 11:12
A peine plus d’un an après sa publication, le Conseil d’Etat annule le décret relevant à 20 000 euros le seuil en dessous duquel les marchés publics peuvent être passés sans publicité ni mise en concurrence. Retour donc au précédent seuil de 4 000 euros à partir du 1er mai, sur les bases d’un meilleur respect des grands principes de la commande publique. Comme d’habitude cette décision semble prise au détriment de l’efficacité et donc quelque part de la bonne gestion des deniers publics. Ou comment les réformes du Code des Marchés Publics suivent encore une fois l'avis de décisionnaires qui sont bien loin de la réalité du terrain...
Gageons que la nouvelle ne manquera pas de faire pester l’ensemble des services culturels, équipements et structures gérées en régie directe, et plus largement les services des marchés de toutes les collectivités publiques.
Par Xav - Publié dans : Politique culturelle and co...
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 17:08
Lu dans le supplément gratuit Sortir de Telerama, un des nombreux articles qui commencent à fleurir pour rendre compte du début de polémique entourant la commande publique de Tadashi Kawamata pour le Palaihttp://www.latribunedelart.com/local/cache-vignettes/L290xH172/Kawamata_Porte_Doree-bfb1c-f5f4d.jpgs de la Porte Dorée (image ci-contre). L'oeuvre pérenne de l'artiste dont la construction n'a pas encore commencé viendrait défigurer telle une "verrue" (sic), la façade de ce bâtiment patrimonial.

Les arguments développés par le camp des contres nous ramènent quelques années en arrière lorsqu'il s'agissait de s'élever contre Les Deux Plateaux de Buren, la Pyarmide du Louvre ou la construction de cette abomination architecturale faite de tubulure qui est aujourd'hui reconnue internationalement comme une instiution culturelle de premier plan (le Centre Pompidou).


Par Xav - Publié dans : Arts visuels et plastiques
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 17:04
...ou tout du moins une tentative de...
Par Xav - Publié dans : L'actualité de Panopticon
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